Pour ses 40ans, mon amie Karine nous a invités à venir fêter avec elle dans une cabane à 2213m d’altitude! C’est dans un séjour linguistique à Sidmouth que nous nous étions rencontrées il y a 15 ans! Depuis, le contact était toujours resté, alimenté par quelques visites québécoise ou suisse! Nos expériences de coureuses, comme la course Chaplin l’an dernier (elle est nettement plus forte que moi, mais bon) aidaient à renforcer le lien.

Donc, nos sacs remplis de fromage à fondue, vin et autres délices, nous avons avons attaqué la montée à partir du col de la Forclaz, direction cabane des Grands, qui se trouve à peu près dans le tour du Mont-Blanc.

Mais avant cela, on les retrouvé à la gare de Martigny et en attendant un de leur amis qui arrivait par le train suivant, on s’est fait surprendre par un spectacle des pilotes d’élite de l’armée suisse. Six avions paré de la croix blanche qui ont fait des figures dans le ciel avec une prouesse indiscutable. Je dois avouer que fondamentalement, je suis contre tout ce que cela représente (militairsme, pollution, etc), mais c’est vraiment beau et impressionant!

Par contre, c’est un tout autre cadre qui nous attendait dans la montagne… le silence avec le bruit du torrent, un soleil plus que magnifique et les couleurs de l’automne qui commencent à se répandre… heureusement que c’était beau pour m’encourager dans cette montée continuelle de 2h30. En effet, la petite ancre, elle, me ralentissait joyeusement. Mais bon, un pas après l’autre, sans trop s’arrêter, et je suis arrivée en haut comme un charme… après tous les autres (17 sportifs dont les enfants sont déjà grands!)

randonnée - pause

randonnée

Le feu était déjà bien parti, l’apéro en voie d’être dégusté et un paysage sauvage… que demander de plus!

Ensuite, on a apprécié une succulente fondue que Gaël nous avait préparée, coaché par Jean-Daniel, réputé spécialiste. Il faut dire que la fondue, c’est comme le barbecue au Qc, c’est une affaire d’homme!

randonnée - fondue

Bons vins, délicieux desserts et le grand air de la montagne, bref, un bon cocktail pour une bonne nuit…  Gaël inaugurait la nuit en cabane avec couverture et petits matelas dans un dortoir à 15… et a expérimenté les ronflements! Pendant que je dormais comme un loir avec une petite interruption, sortie pipi en pleine nuit pour me permettre d’admirer les étoiles, Gaël a eu la mauvaise idée de se réveiller vers 3h… les bras de Morphée ont ensuite été durs à re-atteindre au milieu des ronflements vigoureux!

Mais bon, le lendemain matin, on a apprécié soleil à nouveau mythique (j’ai commandé le même pour l’année prochaine!), petit-déjeûner revigorant avec cuchaule, tradition fribourgeoise oblige. Miam! On a ensuite repris le chemin de la montagne après une photo de groupe réussie!

randonnée groupe

randonnée retour

Au détour d’un col, nous nous sommes retrouvés devant la vallée de Chamonix avec le Mont-Blanc. Pas pire!

frontière suisse france

Pique-nique à l’abri du vent et descente jusqu’aux voitures… Magnifique fin de semaine!

Eh non ce n’était pas notre mariage (pas encore) mais celui de mon amie d’enfance Nicole. Dire que c’est elle qui la première m’avait accueillie lors de ma première récréation à notre arrivée en Suisse alors que j’avais 7 ans. Ce à quoi peut mener le partage d’un petit pain au chocolat. Bref, j’étais bien contente et touchée de partager cette journée avec elle et son mari Michel, un vrai valaisan!

C’est au-dessus de Montana que la journée a commencé dans une chapelle pleine de charme devant un paysage grandiose…

mariage Nicole matinée

Une célébration à leur image avec une belle musique jouée par les demi-soeurs de Michel. Diane, leur trésor de 5 mois, était un peu stressée par tous ces préparatifs et nous a fait entendre sa belle voix! Dur d’être un bébé…

mariage Nicole et Michel

Un apéro a été servi sur le parvis de la chapelle. Grandiose!

mariage Nicole et Michel apéro

Ensuite, un train de voitures s’est formé avec quelques klaxons enthousiastes pour se rendre au repas qui nous attendait… après une pause allaitement pour les 3 bébés présents.

Le traditionnel gâteau a été coupé par les mariés après quelques recommandations du chef.

mariage gateau

Puis, ils ont dû compétitionner avec leur fille pour nous montrer leur souffle en produisant quelques sons dans le cor des Alpes. Gaël aurait bien voulu essayer, mais ce n’est que partie remise!

cor des alpes

Et évidemment, Valais oblige, on a terminé avec une délicieuse raclette accompagnée de fendant. Incontournable!

Je suis rentrée fatiguée, mais je crois que cela a été les émotions et pas seulement à cause des hormones de la grossesse. Mais de voir Nicole dans sa magnifique robe s’avancer vers Michel, les deux resplendissants de bonheur, cela m’a rappelé la force de l’amour et des engagements et la joie de partager cela avec ses proches. Bref, je suis pour le mariage! Je vous rassure Gaël est au courant et même d’accord de se lancer dans l’aventure! L’année prochaine, à notre manière…

Nous avons passé une très belle fin de semaine à… Sainte-Croix. On dirait le nom d’un village québécois (il y en a d’ailleurs un à Lotbinière où se trouve l’école Pamphile-Le May, qui avait une bonne équipe de badminton que nous avons quand même battu deux années consécutives ;o).

D’ailleurs, ce n’est pas à Sainte-Croix que nous avons débarqué le samedi matin, mais à Saint-Cergue, qui a un nom aux relents nettement plus suisse…

train Saint-Cergues

Heureusement, nous avions pensé à prendre notre cellulaire (nommé natel ici) car la mère de Céline, qui devait nous emmener à l’hôtel où se fêtait les 85 ans du grand-père, n’arrivait toujours pas dans la courbe de la route.

Après appel de sa part, les deux dames ont réalisé qu’il y avait eu une erreur de communication à cause du nom (les noms religieux pour les villages/bourgs/rassemblements de maisons n’étant pas aussi courants en Suisse, on peut penser qu’il y a parfois confusion de saints). Malheureusement, les deux patelins étaient à la même distance de Lausanne, mais en direction quasi opposée. Après un retour par le même petit train alpin, nous retrouvions Cosette et les grands-parents.

Une fois arrivés, nous avons découvert un hôtel très agréable, le Grand Hôtel des Rasses (www.grandhotelrasses.ch). Un de ces vieux hôtels pour touristes anglais (ce sont eux qui ont développé le tourisme suisse m’a dit Céline). Elle s’imaginait d’ailleurs les dames en robes longues et chapeaux énormes, les dandys au cigare et les petits enfants courant tout partout. On avait plutôt droit à la chorale d’un petit patelin et un groupe de danseurs suisse-allemands dont la moyenne d’âge devait tourner autour de 55 ans. Peu de relève pour les danseurs (et pour les touristes de l’hôtel on dirait…).

Hotel Sainte-Croix hall

En après-midi, nous avons visité un musée d’automates, le Musée Baud. Je pensais y voir des ancêtres de robots mais c’est plutôt les remplaçants, made in 1900’s, des groupes de musique. De grosses boîtes comprenant des dizaines d’instrument et qui pèsent dans la tonne et demi, ces boîtes à musique pouvaient jouer de la musique à partir de papier perforé. Puis sont arrivés les juke-box et ces “boîtes musicales” qui coûtaient une fortune ont tous été mises dans les remises avant de pourrir et périr, sauf quelques modèles repris par des connaisseurs, dont ceux du musée. Comme quoi la technologie évolue constamment…

boite musicale

Pour entendre ce que ça donne, cliquez sur l’image.

Je ne pensais pas grand chose au départ de cette activité mais j’ai eu le sourire accroché au visage tout au long de la visite guidée…

De retour à l’hôtel, nous avons profité des atouts de l’hôtel, notamment la piscine et la table de ping-pong. Je m’y remettais le lendemain contre Carlos et un autre convive mais je me suis fait écrasé par ces deux manieurs experts de la petite raquette.

Mais l’attraction principale du jour était le dîner de fête en l’honneur du père/grand-père/arrière-grand-père. J’avais une dame à mes côtés qui semblait déçue que je n’aie pas l’accent assez québécois (qu’elle adore). Dire qu’à Genève, certains ne comprennent pas ce que je dis…

La journée s’est terminée par un mini-golf (il fallait s’y attendre dans un endroit appelé Sainte-Croix…) pour les dames et les enfants et une séance de badminton d’extérieur sur terrain de terre battue pour tennis entre Carlos et moi. L’avantage de ces nouveaux sports, c’est qu’on peut en décider les règles…

Grand Hôtel des Rasses

Ce week-end, j’ai eu le grand plaisir d’accueillir mes anciennes collègues d’étude en neurologie au CHUM, Catherine et Céline (il y a, à Montréal en tout cas, une vraie prédisposition des Céline pour la neurologie!).

Elles sont arrivées sous une pluie battante, mais dès le lendemain, la météo a été idéale! On les avait évidemment montées à La Sage où ma mère nous a accueillis avec un bon souper (merci maman!) vendredi soir. Un petit verre de liqueur de poire et d’abricot (il faut venir les goûter, vous ne serez pas déçus) a assuré une  nuit réparatrice contre le décalage horaire et l’altitude.

Le lendemain, on est monté à Roc Vieux sous un temps splendide avec une vue splendide. Pas besoin de commentaires!

Roc_vieux_mi_chemin

Roc_Vieux_sommet

Roc_Vieux_Celine

Roc_Vieux_Catherine

Incontournable raclette le soir après un apéro chez mon cousin Jeannot qui nous a fait visité son projet secret (encore pour quelques semaines). Tout un potentiel découvert accompagné de Petite Arvine, de viande séchée et de fromage, le tout de la vallée (il faut aussi venir en déguster!)…

Encore une bonne nuit et un petit-déjeûner pas trop désagréable… je vous laisse juger!

dejeuner_lasage

Bien rassasiés, nous sommes partis attaquer la via ferrata d’Evolène. Après un début assez impressionnant avec jambes un peu tremblantes, nos deux Québécoises ont recommencé à parler avec un grand sourire.

Via_ferrata_celine_montee

Celine_Via_Ferrata

Via_ferrata_Catherine

Gaël commençait à être assez à l’aise pour donner quelques conseils

Via_Ferrata_Catherine_discussion

Equipe de la victoire à la Tarantino.

cinco_desperados

Qui seront les prochains courageux?

Une grande et bonne nouvelle nous habite (surtout moi, littéralement!)  depuis quelques temps. Eh oui! Nous sommes sur la route directe de la parentalité! Si tout continue à bien se dérouler, un ou une nouvelle venue devrait faire de nous une famille en mars 2010!

Gaël l’a surnommée  ”la petite ancre”… pour l’encourager à bien s’accrocher dans les trois premiers mois plus délicats et pour imager mon mal de mer (sur terre!) et mon rythme habituel énergique ralenti par ce nouveau poids, petit mais qui prend déjà beaucoup d’énergie! Heureusement, le grand bonheur de cette nouvelle aide grandement à garder le sourire!

Nous nous sommes émerveillés devant l’échographie révélant son profil, son cœur battant (on voit même les deux ventricules!), son cerveau (quand même), ses 5 doigts et ses orteils (déjà prêts à être chatouillés!) et son estomac (futur vorace?).

petite_ancre

Magique, non?

Dans la famille, chacun a déjà son opinion sur la venue d’un petit garçon ou d’une petite fille. On vous donne la possibilité d’ajouter votre voix!

Nous avons fait un petit parcours de deux jours à travers la Suisse, en nous rendant vers Lucerne, puis en revenant par Berne.

Lucerne_pont

Nous avons déniché un hôtel en plein centre-ville. Notre chambre donnait sur la vieille ville plutôt que sur la rivière mais nous avions un très grand balcon avec vue directe sur la tour de l’hôtel de ville.

lucerne_hotel_Schiff

Lucerne_hotel_Schiff_balcon

Après avoir déposé nos affaires, nous sommes tout de suite allés faire un tour de bateau à vapeur sur le lac des Quatre Cantons. Preuve que Lucerne est une ville très prisée des touristes, le bateau était plein (certains disent qu’elle est la 6e ville la plus visitée au monde, mais j’ai regardé les listes et elle trône plutôt autour de 150…). Il faut dire qu’il y avait aussi beaucoup de Suisse-allemands qui profitaient de cette rare journée de beau temps.

Car Lucerne est aussi connue comme le “pot de chambre” de la Suisse. Prise entre plusieurs montagnes, il y pleut souvent (comme le Québec cet été semble-t-il).

Mais nous pouvions profiter d’un soleil éclatant sur le bateau. Nous nous sommes arrêtés à Vitznau, point de départ d’un train à crémaillère pour monter au mont Rigi.

Vitznau

Mais avec la chaleur, nous avons plutôt opté pour la baignade… Bonheur rafraichissant!

Vitznau_baignade_Celine

Nous sommes donc aller à quelques reprises plonger dans l’eau pour nous refroidir, pour ensuite se faire sécher en lisant sur l’herbe. Céline m’a aussi initié à la nage derrière les bateaux à vapeur, activité favorite parmi les autres baigneurs.

Vitznau_baignade_Gael

A notre retour à l’hôtel, j’avais de nouveau rendez-vous avec le Québec, pour parler d’une histoire concernant des aides gouvernementales aux agriculteurs français qui vont à l’encontre des règles européennes (et de ce qu’en pensait la Suisse : pas grand chose, tous les journalistes sont en vacances pour le mois). J’ai d’ailleurs oublié de mentionner à mes parents d’enregistrer cette autre courte présence à Canal Argent. C’est quand même bien les entrevues par téléphone, ça permet de les faire en chemise et pantalons courts…

Lucerne_canal_argent

Par la suite, nous nous sommes promenés sur les remparts de la ville avec une vue imprenable sur la vieille ville et le lac d’un côté et la ville “normale” de l’autre, preuve que Lucerne a aussi des immeubles moches mais qu’elle réussit à bien dissimuler à premier abord.

Lucerne_remparts

Le site fermait à 19h00, tel qu’indiqué en tout petit sur des affiches. Nous ne l’avons remarqué qu’après avoir visité déjà une tour et que sonnaient les 8h00 pm. Nous avons finalement rencontré le gardien qui passait un dernier coup de balai avant de fermer, et qui nous a laissé passer avec un sourire, au sommet de laquelle nous avons retrouvé deux filles Russes qui visitaient également.

Je rigolais dans ma barbe de deux jours qu’une d’elles se promène dans les chemins de pierre et gravissaient les marches irrégulières des tours en talons hauts (mais je pense que pour nombre d’entre elles, souffrir pour être belle,  est un trait de caractères très ancré). Puis, deuxième trait de caractère, Céline a eu la gentillesse (contre mon avis) de leur indiquer que le site fermait, à quoi elle a eu droit à une réaction de dédain classique de leur part.

Nous avons fini la soirée avec de délicieux sorbets maison (où nous avions le choix entre une grande diversité de saveurs italiennes), sorbets que nous avons dégusté par une visite nocturne sur le pont.

Lucerne_pont_nuit

Le lendemain, après avoir déambulé dans les rues de la vieille ville où on découvre quelques magnifiques façades peintes…

Lucerne_facades

…nous sommes allés voir le Lion de Lucerne (Löwendenkmal), symbolisant la mort des gardes suisses durant la révolution française, et que Mark Twain avait décrit comme :

..the Lion of Lucerne is the most mournful and moving piece of stone in the world.
- A Tramp Abroad

(morceau de pierre le plus triste et le plus émouvant du monde)

lion de lucerne

Au retour, nous nous sommes arrêtés quelques heures à Berne, la capitale suisse, nous permettant d’en avoir un aperçu, notamment ses jolies rues et sa rivière (l’Aar) où se laissent emporter les baigneurs par le courant qui semble assez puissant.

Berne_riviere

La température étant assez chaude, j’aurais bien apprécié pouvoir me joindre à eux. Au moins, on pouvait se désaltérer aux fontaines…

Berne_fontaine

Pour fêter une seconde fois la fête nationale, nous avons invité Fabio et Ruxandra à découvrir la Sage. Comme la journée s’annonçait belle, nous avons opté pour une marche sur les sentiers que Céline avait descendus la main en sang l’année dernière.

col_Riedmatten

Tout au long de l’ascension, nos deux invités ont été à l’affut d’edelweiss, fleur nationale, qu’ils ont finalement dénichées dans un recoin de roche!

fleurs_edelweiss

Quant à Céline, elle était toujours aussi à l’aise avec les hauteurs, même si elle avait un rythme un peu plus tranquille. Et rien de fâcheux n’est arrivé cette fois : toutes les pommes ont été coupées contre le roc.

col_Riedmatten_sommet

col de riedmatten

une courageuse equilibriste

Le soir, nous avons pu participé au feu de joie de la fête nationale, après une belle réflexion sur l’identité suisse aujourd’hui de la part de l’auteure de la vallée, Andrée Fauchère. Nous avons d’ailleurs eu droit à un verre de l’amitié, qui était rempli de vin blanc dans mon cas…

feu_joie

feu_joie_public

Le lendemain, journée tranquille et nuageuse pour se reposer. Crêpes au menu, puzzle et visite d’Évolène avant de retourner à Lausanne

puzzle

Retour en enfance. Pour accélérer le processus de retour à la maison et ralentir celui me faisant quitter le gîte le matin, je me suis acheté une trottinette (après avoir résisté longtemps aux conseils de Céline qui me suggérait cette acquisition)!

trottinette

Céline me dit que c’est un Suisse qui l’a remis à la mode ici en le modifiant pour qu’elle supporte des poids jusqu’à 100 kg (ce qui sera bientôt mon cas si je ne me remets pas à la course…). En tout cas, ça semble une fierté nationale et beaucoup de travailleurs se l’ont procurée pour se sauver de précieuses minutes. J’ai donc décidé de les imiter et je me suis lancé… J’aurais aimé trouver celle de retour vers le futur 2 mais elle je crains qu’elle sorte bien après 2014…

retour_futur_2_hoverboard

Du moins, je ne regrette pas du tout cet achat et j’apprécie beaucoup mon nouveau moyen de transport qui se plie et se range aisément dans le train. Et qui me sauve du temps… 40 minutes par jour pour être exact. Je peux même maintenant prendre le train suivant, me laissant 30 minutes de plus le matin! Woohou!

Il ne me reste qu’à devenir un expert de la planche à guidon et éviter de m’accrocher dans les chaînes de trottoir et la faire valser entre mes pieds…

Lors de notre visite d’avril au Québec, un collègue de Céline avait été séduit par l’idée de venir visiter la Suisse. Ce n’allait pas être très difficile de se souvenir des noms de chacun. En plus du Dr. Sylvain Lanthier pour partager le nom du frère de Céline, sa femme s’appelle aussi Céline et sa fille, Gaëlle… Maxime vient compléter le petit groupe qui est arrivé le 5 juillet…

Dans les premiers jours, ils se sont promenés dans le canton, visitant Lausanne, Gruyère, la chocolaterie Cailler (miam!), le château de Chillon (qui me reste à découvrir) puis le chalet de La Sage, où nous sommes allés les rejoindre.

Comme Sylvain nous avait dit que Gaëlle et Maxime étaient de bons randonneurs, nous leur avons proposé d’aller nous promener vers le lac de Béplan au-dessus de Cotter.

Beplan_randonnee

Beplan_groupe_randonneurs

Maxime avait effectivement tout d’un petit montagnard et m’a suivi à bonne allure, nous donnant une bonne avance sur le reste de la troupe…

Beplan_avance

Après une pause repas, Céline et moi sommes partis devant avec notre rythme d’entraînement.

Beplan_pause_repas

Sylvain et sa bande ont aussi continué l’ascension, prenant le temps d’observer le paysage. Ce qui leur ont permis de trouver un coin rempli d’edelweiss, fleurs des montagnes par excellence, qui sont rares et protégées.

lac_beplan_edelweiss

Céline se sentant d’attaque (et moi la suivant les yeux fermés), nous avons décidé de gravir le Sasseneire, un objectif que mes chevilles blessées m’avaient empêché d’atteindre lors de notre première semaine à La Sage.

Sasseneire_debut

Sasseneire_montee

Vous pouvez admirer le paysage en cliquant sur la photo ci-dessus

Sasseneire_sommet

Pendant ce temps, Maxime était bien décidé à nous rejoindre pour reprendre un peu de délicieuse viande séchée. Malheureusement, lui et son père ont pris un autre chemin et sont plutôt arrivés au Col de Torrent à 2919 mètres d’altitude…

col_de_torrent_sommet

… sans avoir pris d’habits chauds.

col_de_torrent_frisquet

Nous nous en sommes rendus compte en croisant l’autre Céline à la descente, qui s’inquiétait un peu de ne pas les voir revenir avec nous. Mais à peine rebroussions nous chemin qu’ils apparaissaient au loin. Après que Maxime ait finalement eu droit à la viande séchée, nous sommes redescendus tout ragaillardis et nous avons terminé avec une bonne raclette au chalet.

Oh Neuchâtel, petite ville sur le bord d’un autre lac, qui porte incidemment son nom. Il paraît que j’ai une arrière-grand-mère qui viendrait du coin. Ceci explique peut-être cela (affinités ou attirances).

Neuchatel_place_marche

Nous avons profité d’une belle journée, chaude et ensoleillée, pour visiter la ville en bicyclette, gracieuseté de la ville qui les prête gratuitement (ainsi que les casques).

Neuchatel_bicyclette

Ayant Céline comme guide, je ne m’inquiétais d’aucun dédale qui est souvent l’apanage des vieilles villes européennes, construites selon l’humeur du moment plutôt que d’un plan d’urbanisme quadrilatère longuement mûri.

Neuchatel_guide

Après une montée qui a montré que ça faisait longtemps que certains avaient enjambé un vélo, nous avons fait une petite visite au château qui est le lieu maintenant du Conseil d’Etat (gouvernement du canton).

Neuchatel_montee

Nous nous sommes ajoutés à une visite guidée… en allemand. La guide, parfaitement bilingue, s’inquiétait de mon regard hagard et du fait que je ne regardais jamais dans la direction vers laquelle se dirigeait ses explications. Mais j’avais Céline pour me synthétiser cinq minutes de description en une phrase ou deux.

Neuchatel_visite_chateau

Je n’ai pas saisi l’histoire entourant ces armoiries mais je me disais que le Québec avait dû s’en inspirer pour notre drapeau…

Neuchatel_armoirie

Par la suite, nous nous sommes embarqués pour une petite croisière lacustre* aller-retour de trois heures jusqu’à Estavayer-le-lac, jolie bourgade où tous les magasins étaient fermés le dimanche.

Neuchatel_croisiere

Malgré que ce soit un site de choix pour touristes intérieurs suisses, nous avons eu une certaine difficulté à trouver un marchand de crème glacée. Avec le soleil, la plage semblait plus populaire que les  rues médiévales.

Estavayer-le-lac

Parlant de plage, nous avons vu un manège pour ski nautique, avec une sorte de téléski nautique qui propulse le skieur. Parfait pour apprendre. Pour une prochaine fois dans mon cas…

Neuchatel_croisiere_retour

* Relatif aux lacs. Adjectif  dont j’ai appris l’existence lors d’un reportage (sérieux) voulant que l’UNESCO reconnaisse à sa liste du  patrimoine mondial un stationnement bien asphalté sur le bord du lac de Neuchâtel (ou Morat??). Ce lieu lacustre aurait servi d’emplacement à des villages préhistoriques (j’imagine que si on creuse, ça serait déjà plus pertinent).