L’accouchement s’approche rapidement. On en profite pour arranger la chambre de mademoiselle et pour rencontrer une sage femme qui nous explique quelques trucs et détails concernant l’accouchement et tout ce qui tourne autour, notamment les positions de détente durant les contractions…

Et on prépare Clara aux choses importantes de la vie…

Comme de découvrir le hockey, ce qui a été fait lors d’une soirée très sympa avec les diplômés de l’UdM en Suisse pour le match Servette-Lugano où Sevette (équipe genevoise en tête de la ligue!) a clairement gagné 4-1 sur l’équipe italo-suisse.

A cela, Céline ajoute :

Tangoïser… la musique semble la calmer… à se souvenir lors des endormissements difficiles!

Le cinéma. Elle a l’air de bien aimer, si on considère ses coups de pieds vigoureux dans mes côtes.

Le travail. Quand même encore un peu!

De retour à notre vie suisse, on n’oublie pas les bons moments passés lors de notre séjour à Québec. Voici ma version de notre voyage en terres québécoises…

Nous avons quitté sous une petite neige (qui nous inquiétait presque, il n’en faut pas beaucoup pour bloquer l’aéroport de Genève) et des températures un peu en-dessous de zéro (considéré comme froid ici).

Comme pour bien nous souligner le changement géographique, nous avons eu droit aux « vraies » températures hivernales (-25) à Montréal. C’est d’ailleurs une bonne chose :  ça fait plaisir aux Européens lorsqu’on en parle, probablement parce que ça colle à l’image qu’ils ont du Canada.

Et malgré ces températures, nous étions bien contents de rentrer « chez nous » et de voir tout notre monde, ce qui ne nous laissait que peu de temps pour aller se promener à l’extérieur de toute façon.

Nous avons eu droit à un bon aperçu de ce qui nous attend comme parents, avec la visite d’Anne-Marie, amie d’enfance de Céline, et son petit garçon de 3 1/2 mois, Adrien, le baptême de Béatrice, le troisième enfant de Julie, amie et collègue d’étude de Céline, Vincent et sa petite Zoé dans son château fort d’Orléans en Ontario, ainsi que la ribambelle de mini-téteuses à Québec.

J’ai aussi gracieusement effectué une réaction allergique lors d’un souper où ma langue a enflé sensiblement (!), me donnant une voix assez anesthésiée, et qui nous a permis de découvrir qu’il y avait une seule pharmacie ouverte 24h/24 sur l’île de Montréal (merci à Louis pour le transport!).

Puis, départ pour Québec pour le réveillon avec la famille Le Corre-Laliberté, pour un séjour un peu plus calme où nous avons magasiné nos alliances et notre poussette. Nous avons visité dans le Vieux-Québec quelques bijouteries tenues par des artisans du coin où nous avons trouvé notre bonheur (et se promener dans le Petit-Champlain n’était pas désagréable du tout).

Nous avons aussi réussi à dénicher une poussette (la meilleure et la plus adaptée à notre manière de vie de coureurs, marcheurs et utilisateurs de transport en commun!), après nous être presque découragés vis-à-vis la panoplie de poussette possibles et imaginables. Nous en avons aussi profité pour découvrir le cinéma 3D qui nous donne tous un petit air de…

Retour dans la famille à Montréal, avec un séjour dans la campagne québécoise pour bien débuter l’année 2010, qui saura sûrement nous réserver bien des surprises!

On se réjouissait de nos vacances québécoises et on n’a pas été déçu!

Après un début décembre sportif…  nous avons participé à la traditionnelle course de l’Escalade, où j’ai regardé avec envie les coureurs et coureuses fouler les pavés de la Vieille Ville de Genève… Mais je suis entrée dans mes culottes de coach pour entraîner mon neveu Mathias, qui, à 6 ans, a fait sa première course! J’ai été récompensée par sa déclaration, après la course, de la refaire l’année prochaine! Je serai définitivement partante, aussi avec mes souliers de course cette fois!

Bref, on s’est envolé avec le nouveau vol direct fort agréable d’Air Canada, et, tous les deux, on a eu l’impression d’arriver chez nous. Notre séjour en Suisse est assurément une réussite et on en profite très bien, d’autant plus que cela reste, pour nous, une résidence temporaire avant de revenir sous le ciel montréalais. J’étais très contente d’arriver chez mon frère et Paula et de partager avec eux les derniers moments de la grossesse de Paula.

On se sent tellement à l’aise de parler des petits détails qui semblent insignifiants, mais qui prennent finalement toute leur importance lorsque le ventre devient lourd et que le bouleversement dans la vie de couple arrive. Leur appartement a plein de charme, juste à côté du parc Jarry que l’on a retrouvé sous la neige et dans le froid!

Cette première semaine nous a permis de revoir avec plaisir quelques ami(e)s « céliniens et gaëliens » et de mon côté de reprendre contact avec le CHUM où je me réjouis de revenir. C’est tellement agréable de se sentir accueillie avec le sourire lorsque j’y passe quelques moments… et, je l’avoue, de montrer mon ventre arrondi par 7 mois de grossesse! Rencontres aussi plus longues autour d’un repas avec mes mentors Dre Lebrun et Dr Lanthier pour évoquer librement mes projets de fellow et ceux de mon retour dans l’unité de neurovasculaire… tout en pouvant les moduler par les grands changements dans ma vie personnelle, ce qui m’encourage à aller de l’avant en diminuant mes craintes de ne pas être capable de tout gérer. Et ça, c’est un immense cadeau!

Retrouver Montréal, son froid ensoleillé, le marché Jean-Talon, le métro surchauffé, les rues, les parcs…  J’aime!

Pouvoir même être présente au baptême de Sarah, la petite sœur de ma filleule Béatrice, quel honneur! Cela nous a permis en plus de voir la nouvelle maison de Julie et famille à Brossard.

Quelques bons soupers amicaux, familiaux… je redemande!

Puis, un Noël fort chaleureux avec Sylvain, Paula et leurs amis autour d’un sapin respectant la tradition familiale des bougies (des vraies) et des mandarines. On a rigolé, échangé, bu (tout en sagesse pour moi!) et bien mangé un repas tout international entre les rillettes et le foie gras venus directement de France, un bœuf braisé de l’Uruguay et des fromages (pasteurisés ou thermisés) du Québec!

Le lendemain, profitant d’un lift apprécié fort sympathique offert par Minea et son mari, on a filé vers Québec pour retrouver la famille de Gaël et ses amis. Autre ambiance, autres liens, mais toujours cette chaleur humaine et cette capacité d’échanger sur nos vies et nos espoirs. Autres bons repas (sans oublier les feuilles de vignes!), bons vins, cadeaux personnalisés et moments tout simples pour être ensemble! Précieux!

Evidemment on a aussi parler de l’arrivée de Clara qui va faire de nous des nouveaux parents, mais aussi une nouvelle tante Daphnée et des nouveaux grands-parents! Même un peu loin, on sent déjà le lien affectif qui reliera tout ce petit monde et on se prépare à pouponner.

Puis retour sur Montréal pour réveillonner le 31 à Laval en compagnie de la famille élargie de Gaël. Autres retrouvailles, mais toujours aussi sympathiques. Après avoir bien fêtés, on s’est glissé dans la nuit jusqu’à Pine Hill, où nous avons été reçus en grand par le grand-père de Gaël et son amie Clothilde. Quel plaisir de se lever au milieu des arbres enneigés le 1er janvier 2010. Une petite ballade pour sentir le pouls de la nature et des plats délicieux autour desquels on a refait le monde!

De quoi commencer en grand cette année 2010, qui va être un grand cru pour nous, c’est sûr!

Puis, je suis revenue chez mon frère laissant les Le Corre-Laliberté filer sur Québec. Une semaine de nouvelles rencontres amicales et familiales, avec même la présence de ma mère venue une semaine pour partager quelques moments avec les futurs parents prêts à accueillir la troisième petite-fille Odier.

Puis déjà, ce fût le temps du retour sur Lausanne… mais malgré certaines craintes initiales, c’est avec le sourire que nous sommes rentrés, prêts pour cette année 2010 pleine de belles promesses pour nous et avec la ferme résolution d’en profiter au maximum… avant de revenir chez nous!

Me voilà tante encore une fois…

Et cette fois, cela prend une dimension différente alors que nous attendons notre petite puce dans moins de 2 mois! Avoir pu partager aussi la fin de grossesse avec Paula et Sylvain nous a permis de vivre avec eux ces derniers moments d’attente. J’ai été impressionnée par leur calme et leur épanouissement. De mon bord, quelques sentiments de crainte se mêlent aussi à l’impatience et la joie de devenir maman! Mais comme dit Gaël, on verra quand on y sera, s’inquiéter d’avance ne sert à rien! Je profite donc de ces dernières semaines de grossesse en sentant les coups de vie que me donne Clara et regarde avec émotion les premiers moments de ma nièce Zoé!

Ne vous inquiétez pas, les récits plus élaborés de nos vacances québécoises pour les Fêtes devraient arriver sous peu.

Bonne année 2010 à chacun et chacune! Une grande année!

Le lendemain, toujours accompagnés par le soleil, nous avons d’abord changé d’hôtel pour le Park Inn situé au milieu d’Alexanderplatz, ancien gratte-ciel de l’Allemagne de l’Est, qui voulait montrer dans les années 1970 qu’elle pouvait, elle aussi, rivaliser avec les hauteurs de l’Ouest. Même si nous n’étions pas au 120è étage, la vue était pas mal et l’expérience de prendre sa douche au milieu de la chambre fort intéressante!

Ensuite, nous sommes partis à l’assaut de cette ville pleine de contrastes avec immeubles hyper-modernes, brillants et élancés, richesses de l’époque des empereurs prussiens, parcs et verdure, musées intéressants, rues grouillantes de petites boutiques de design, apparition de plein de marchés de Noël et vestiges de l’époque socialiste, comme la Karl-Marx Allee.

Pour mieux saisir le quotidien des gens de l’Est, en ce mois des 20 ans de la chute du Mur (9 novembre 1989), nous avons visité le musée de la DDR. Nous confirmons que la Traban est petite et que nous n’avons pas à nous vanter de nos efforts d’égalité homme-femme dans les milieux de travail!

Le soir, dégustation sushis (peut-être pas recommandé pour femme enceinte, mais il faut bien habituer rapidement Clara aux bonnes choses!) pour 15 euros avec boissons pour 2! En effet, Berlin n’est pas une capitale européenne chère!

Finalement, dimanche, nous avons apprécié la tradition de brunch chez les Berlinois, dans des cafés pleins, avec des buffets alléchants et très complets! On avait faim après avoir marché le long des 1.3km restant du mur qui sont devenus l’East Side Gallery, où des artistes du monde entier viennent témoigner en couleurs de leur vision de l’événement. En cette année de festivité des 20 ans, plusieurs peintures avaient été restaurées…

et d’autres avaient disparu, comme celle devant laquelle Etienne posait fièrement il y a quelques années.

Dernières petites pérégrinations dans la ville, où nous avons pris le temps d’écrire quelques cartes postales…

…de revoir le Reichstag (de jour),

la colonne de la Victoire (aux 286 marches que je n’ai pas eu le courage de monter, je suis vraiment enceinte!!!),

l’église du Souvenir,

la Potsdamer Platz et une exposition-publicité d’une entreprise qui travaille sur le corps humain et cherche à compenser les déficits que la maladie peut amener.

Et retour sur Lausanne…

Quelle ville! Elle donne envie d’être visitée à tous âges et contraste avec l’historique Venise, ville magnifique mais qui semble figée dans son passé avec de la peine à s’adapter au monde moderne. Alors que Berlin respire le dynamisme et semble faire l’histoire, plus que la subir! Bref, deux séjours forts différents mais très appréciés!

On nous a dit de profiter de ces moments à deux avant l’arrivée attendue de notre princesse. On a bien reçu le message! Suite à une invitation pour participer à un cours sur les maladies lysosomales (surtout maladie de Fabry et de Gaucher) à Berlin donné par un panel d’experts d’Europe et des Etats-Unis, j’ai sauté sur cette belle occasion pour retrouver Berlin que j’avais visitée en 1992!!! Cela n’a pas été dur non plus de convaincre Gaël de me rejoindre pour le week-end.

Le cours a été une grande réussite avec un niveau très élevé et une possibilité d’interagir avec les experts facilement. J’ai même, plus ou moins sans faire exprès, manger avec Dr Edwin Kolodny et Dr Arndt Rolfs (références américaine et européenne) avec Berlin à nos pieds dans la tour TV sur AlexanderPlatz. Moi qui suis en train de me plonger dans la maladie de Fabry en évaluant tous les patients suivis au CHUV, j’ai beaucoup apprécié profiter de l’expérience et des conseils des experts sur le sujet.

Le congrès avait lieu au Seminaris CampusHotel sur le campus de l’université Libre de Berlin dans un bâtiment à l’image de la ville, toute en nouveautés et audaces architecturales, un cube de vitre! Bref, très satisfaite de l’expérience!

Pendant que j’écoutais attentivement tout sur les cascades enzymatiques lysosomales, Gaël a commencé à découvrir la ville et s’est attaqué au Pergamon Museum, que j’avais visité en 1992 et qui m’avait profondément marquée.

Le musée le plus impressionnant à mon avis dans son genre. Il reflète l’époque brillante des archéologues allemands qui ont beaucoup contribué à la découverte des richesses du passé en Asie Mineure au 19è siècle.

Moins brillament selon nos critères éthiques actuels, ils sont souvent revenus avec leurs découvertes! Et pas seulement quelques morceaux de poteries ou quelques belles statues, mais avec des temples entiers (comme celui de Pergame), des portes romaines et mésopotamiennes qui s’élèvent sur une vingtaine de mètres de haut et encore plus en largeur! Le débat sur leur retour à la mère patrie n’est toujours pas résolu. Il faut quand même avoué que cette accaparation,voire pillage, comme certains l’appellent, a certainement contribué à protéger ces merveilles et à les conserver intactes, même des bombardements de la 2e Guerre mondiale!

Le soir, j’ai demandé à retrouver la Posdamer Platz, qui à ma dernière visite était un no man’s land avec une partie du mur, des routes sans trottoir au mileu d’étendues d’herbes folles. Quel transformation! Magnifiques grattes-ciel aux angles audacieux et le Sony Center assez époustouflant.

Après, passage obligé, nous sommes allés devant la porte de Brandebourg, où nous avons découvert que se situait juste à droite de la porte le bureau de représentation du Québec! On sait être aux endroits importants…

Tout près se trouvait le parlement allemand (Reichstag) et son dôme du apparu en 1999, 10 ans après la réunification.

Un modèle d’architecture écologique et une fabuleuse vue sur la ville de nuit. Assez impressionant de découvrir cette structure de verre avec en son centre un entonnoir de miroirs qui permettent de voir la salle du Parlement allemand et récupère l’eau de pluie. Il y a même un pare-soleil qui suit la course du grand astre pour éviter d’éblouir les parlementaires! Currybratwurst, soupe berlinoise, bière allemande et retour dans le cube de verre!

Mon amie Nicole et son mari Michel ont eu une adorable petite fille Diane début avril 2009. Après avoir beaucoup apprécié leur cérémonie de mariage en septembre, on a organisé deux week-ends de retrouvailles. Un à La Sage et le deuxième 6 semaines plus tard à Zurich. Une belle occasion de partager les bonheurs et les difficultés de l’apprentissage de la parentalité.

N’ayant pas peur de confier leur fille à des bras bienveillants, on a échangé avec plaisir des sourires (Gaël avait clairement un succès vif!) avec la petite princesse.

La Sage est un endroit idéal pour prendre le temps de se retrouver, de bien manger, de se promener et de lever son verre à tous les bonheurs de la vie! Et que la montagne est belle avec l’automne qui la pare de couleur dorée et de lumière douce. Et on a déjà pu tester les avantages/inconvénients des poussettes sur les chemins de montagne!

Quelques temps plus tard, Nicole et Michel nous ont reçus chaleureusement à Zurich dans leur bel appartement tout proche du lac et du centre ville. Cela nous a permis de partir à la découverte de leur ville dans une longue marche où les dames parlaient adaptation à l’arrivée d’un bébé et les messieurs finance (et adaptation à l’arrivée d’un bébé). Promenade avec arrêt allaitement, chocolat chaud et bratwurst/bretzel. Miam!

On a eu bien du plaisir à visiter la ville charmante avec des points de vue intéressants, notamment le siège social de la fédération internationale de hockey…

Et le soir, on s’est retrouvé devant un spritz (apéritif rapporté de Venise) et un bon repas préparé par Michel. Discussion, entre autres (on est quand même capable de parler autre chose que de bébé!) sur les pleurs, les sourires et le caractère déjà évident des bébés… pas facile de faire apprécier la purée de carottes, même préparée par maman avec amour, quand on peut avoir du bon lait chaud… et quand doit-on apprendre mademoiselle à dormir la nuit sans se restaurer goulûment pour profiter des bras de maman?…

Mais, malgré tout ce que l’on peut nous dire, on reste séduits par la petite Diane et on se réjouit d’autant plus d’accueillir notre petite Clara… bien avisés toutefois qu’il y aura des moments plus faciles que d’autres… joyeuses phases comme dirait ma soeur!

La première journée, nous avions déjà parcouru une bonne partie de la ville qui est semblable à un labyrinthe, avec ses allées débouchant sur un canal et qui nous obligeaient à rebrousser chemin (il n’y a qu’une fois où nous avons fini par retourner  sur nos pas après avoir tourné en rond, et c’était le dimanche).

Le samedi, journée ensoleillée, nous avons parcouru les mêmes endroits, mais cette fois de l’angle d’un des vaporettos, des bateaux qui servent de transport en commun pour les résidents (et peut-être encore plus pour les touristes).

Voir tous ces palais donne une impression saisissante de la richesse qu’ont connue ces lieux. En même temps, on peut sentir une certaine torpeur, un relâchement dans l’entretien de ces immeubles. Il faut dire que Venise s’enfonce et que les inondations se multiplient, limitant les investissements dans les immeubles déjà hors de prix tant qu’il ne sera pas certain que la ville fasse les efforts nécessaires pour enrayer le danger, bien connu depuis plus de 40 ans.

La place Saint-Marc est l’endroit le plus bas et même par jour de beau temps, l’eau n’est pas très loin.

Des pontons sont d’ailleurs disposés en permanence pour permettre aux gens de se déplacer quand l’eau envahit la place centrale de la ville.

Comme il pleuvait le dimanche, nous avons pu voir leur utilité.

Nous avons aussi visité le palais des Doges, un autre beau vestige de cette époque d’opulence. On a vu un livre sur l’évasion des prisons de Venise de Casanova dans la boutique de souvenir. Céline l’a pris à la bibliothèque au retour. C’était amusant de lire l’histoire de Casanova et ses descriptions dans les lieux que nous venions de visiter.

La dernière soirée, nous sommes partis au hasard dans une partie peu touristique de la ville. Céline a repéré un endroit qui semblait avoir de l’animation. Avec ses vitres givrées, je croyais que c’était un local pour gondoliers locaux ou autre. C’était en fait un restaurant sympathique et simple tenus par deux vieux bonhommes. Au mur, on pouvait voir des photos des deux messieurs alors qu’ils étaient plus jeunes et servant dans le même restaurant.

Petit conseil : venir en période hors-saison tourisitques : les prix sont coupés de moitié, ce qui le rend abordable et permet d’éviter les odeurs nauséabondes et l’humidité qui baignent la ville l’été.

Autre avantage, cela permet de visiter la ville de nuit, qui est aussi sinon plus belle par endroit.

L’Atlantide (du grec ancien Ἀτλαντὶς / Atlantìs, sous-entendu νῆσος / nễsos, « île », c’est-à-dire « île d’Atlas ») est une île qui aurait été engloutie dans la pré-Antiquité. Elle est mentionnée pour la première fois par Platon dans le Timée puis le Critias. Source : Wikipédia

Nous avons quitté jeudi soir, le temps d’une fin de semaine allongée, le royaume des montagnes pour celui de Poséidon, protecteur de Venise.

Pour ce voyage, nous avons opté pour un trajet de nuit en train. C’était une première dans mon cas et je me demandais bien à quoi ça allait ressembler. Je me doutais que Céline n’aurait aucun problème à dormir dans ce compartiment à six couchettes mais je n’étais pas sûr dans mon cas.

En entrant dans le wagon, nous avons pu constater que les autres compartiments étaient occupés par un groupe de jeunes filles guillerettes, probablement pour une sortie d’école. Dans notre compartiment, nous avions finalement deux voisins. Céline avait réservé les deux lits du bas, obligeant les deux Italiens à se coucher. Mais il en allait différemment des jeunes filles qui discutaient avec engouement dans le corridor.

Pendant un moment, j’ai observé le paysage dans la cabine seulement éclairée d’une petite veilleuse rouge (on aurait dit une salle noire pour le développement de photos). Je retrouvais cet agréable sentiment du voyage qui débute et de la découverte de la nouveauté.

Avec quelques contorsions sur le banc un peu court, nous avons réussi à bien dormir. En bon Suisses, nous étions prêts à 5h00 pour notre changement à Bologne à 5h20. Nous avions oublié que nous avions passé les frontières suisses: le train avait pris une demi-heure de retard (retard qui avait été pris en compte, nous laissant le temps de prendre notre connexion vers Venise).

Nous avions réservé un hôtel (Hotel Alle Guglie) pas très loin de la gare. Nous l’avions choisi pour les photos qui lui donnaient un air bien vénitien, avec les tissus sur les murs (tentures). Arrivant à 8h15, nous étions parmi les travailleurs arrivant de la banlieue littorale. D’ailleurs, après avoir déposé nos bagages, nous sommes allés visiter les coins éloignés des épicentres touristiques.

Nous avons pu déambuler dans les petites rues et les trottoirs jouxtant les canaux où se déplaçaient différents  bateaux-moteurs (taxi, transport, éboueurs, etc.). Car il n’y a aucune voiture dans Venise. Tout doit se faire par bateau… ou à pied.

Allant de rue en rue, au gré de nos envies, nous avons fait plusieurs découvertes intéressantes. Voyant une affiche de la biennale de Venise (une exposition d’art moderne), nous sommes entrés en catimini dans une église qui abritait des oeuvres d’arts d’un des pays présents. Bien qu’il n’y avait aucun visiteur, nous avons compris que ce site faisait partie de nombreux lieux disséminés à travers la ville et qui était ouvert au public et gratuit (contrairement aux sites principaux de l’exposition). On a bien apprécié une oeuvre représentant un raz-de-marée en aluminium.

Nous avions lu que tout était payant à Venise. Même les églises avaient leur prix d’entrée. Nous avons donc été surpris lorsque nous sommes entrés dans une église où il n’y avait pas de guichet. Petite église locale, que nous avons pensé. Nous n’en avons été que plus impressionnés par les mausolées qu’elle contenait et les oeuvres d’arts, tellement nombreuses qu’on se demandait si elles y étaient entreposées. Sur l’autel, Céline a particulièrement apprécié la peinture, sûrement rénovée selon son oeil aguerri.

Nous nous sommes arrêtés par la suite dans un petit café adjacent à l’église et rempli d’Italiens prenant l’apéro au bar. Pendant que j’essayais l’apéro vénitien par excellence, le Spritz (on pourra vous y faire goûter, on s’est procuré les ingrédients), Céline sortait le guide de voyage, comme tous les autres touristes, Français, attablés. Il y a une logique à ça : les bars font un prix différent pour les consommations prises au bar, donc debout, et celles aux tables.

Dans le guide, nous avons pu découvrir que l’église que nous avions visitée inopinément était considérée comme un des joyaux de la ville et qu’elle contenait ce que certains considéraient comme les plus belles oeuvres de Venise. La peinture « rénovée » selon Céline était décrite comme la plus belle peinture au monde par certains. Nous avons compris que nous étions entrés hors des heures d’ouverture mais que l’église restait ouverte encore un peu pour la messe qui se donne encore dans chaque église de Venise.

C’est encore plus intéressant de découvrir un haut lieu lorsqu’on ne sait pas de quoi il s’agit. Mais nous avons bien apprécié de pouvoir lire sur la grandeur et l’histoire de cette ville commerçante. Maintenant, c’est surtout le tourisme et le commerce lié qui font vivre la ville.

Et je dois dire que pour une fois, j’ai trouvé que les souvenirs pour touristes donnaient envie de s’arrêter. Que ce soit les bijoux en verre de Murano, les masques ou les autres créations, partout le regard était attiré. Même en sachant que c’était purement touristique, l’équivalent de nos poupées déguisés en Amérindiens, je trouvais que ça avait du style. J’ai même acheté un masque prouvé fait par un artisan du coin qui nous a montré son atelier et comment il les fabriquait. Comme il parlait italien avec un ou deux mots de français et nous le contraire, la visite a été brève mais quand même fort intéressante.

L’Atlantide (du grec ancien Ἀτλαντὶς / Atlantìs, sous-entendu νῆσος / nễsos, « île », c’est-à-dire « île d’Atlas ») est une île qui aurait été engloutie dans la pré-Antiquité. Elle est mentionnée pour la première fois par Platon dans le Timée puis le Critias.

Première journée où je mets un pantalon de grossesse avec son élastique confortable. Je sens que je passe à une nouvelle étape, celle du gros ventre, bien agréable à regarder, caresser, mais qui amène aussi quelques inconvénients. Je résistais un peu en mettant mes pantalons amples ou taille basse, mais finalement, c’est chouette d’avoir un gros ventre et de le montrer!

Celine_enceinte

Merci à Nicole, Evelyne et Lorraine, mes trois stylistes femme enceinte, qui ont surtout fourni une garde-robe fort pratique pour exhiber mon ventre arrondi!!!