L’Atlantide (du grec ancien Ἀτλαντὶς / Atlantìs, sous-entendu νῆσος / nễsos, « île », c’est-à-dire « île d’Atlas ») est une île qui aurait été engloutie dans la pré-Antiquité. Elle est mentionnée pour la première fois par Platon dans le Timée puis le Critias. Source : Wikipédia
Nous avons quitté jeudi soir, le temps d’une fin de semaine allongée, le royaume des montagnes pour celui de Poséidon, protecteur de Venise.
Pour ce voyage, nous avons opté pour un trajet de nuit en train. C’était une première dans mon cas et je me demandais bien à quoi ça allait ressembler. Je me doutais que Céline n’aurait aucun problème à dormir dans ce compartiment à six couchettes mais je n’étais pas sûr dans mon cas.

En entrant dans le wagon, nous avons pu constater que les autres compartiments étaient occupés par un groupe de jeunes filles guillerettes, probablement pour une sortie d’école. Dans notre compartiment, nous avions finalement deux voisins. Céline avait réservé les deux lits du bas, obligeant les deux Italiens à se coucher. Mais il en allait différemment des jeunes filles qui discutaient avec engouement dans le corridor.
Pendant un moment, j’ai observé le paysage dans la cabine seulement éclairée d’une petite veilleuse rouge (on aurait dit une salle noire pour le développement de photos). Je retrouvais cet agréable sentiment du voyage qui débute et de la découverte de la nouveauté.
Avec quelques contorsions sur le banc un peu court, nous avons réussi à bien dormir. En bon Suisses, nous étions prêts à 5h00 pour notre changement à Bologne à 5h20. Nous avions oublié que nous avions passé les frontières suisses: le train avait pris une demi-heure de retard (retard qui avait été pris en compte, nous laissant le temps de prendre notre connexion vers Venise).

Nous avions réservé un hôtel (Hotel Alle Guglie) pas très loin de la gare. Nous l’avions choisi pour les photos qui lui donnaient un air bien vénitien, avec les tissus sur les murs (tentures). Arrivant à 8h15, nous étions parmi les travailleurs arrivant de la banlieue littorale. D’ailleurs, après avoir déposé nos bagages, nous sommes allés visiter les coins éloignés des épicentres touristiques.
Nous avons pu déambuler dans les petites rues et les trottoirs jouxtant les canaux où se déplaçaient différents bateaux-moteurs (taxi, transport, éboueurs, etc.). Car il n’y a aucune voiture dans Venise. Tout doit se faire par bateau… ou à pied.

Allant de rue en rue, au gré de nos envies, nous avons fait plusieurs découvertes intéressantes. Voyant une affiche de la biennale de Venise (une exposition d’art moderne), nous sommes entrés en catimini dans une église qui abritait des oeuvres d’arts d’un des pays présents. Bien qu’il n’y avait aucun visiteur, nous avons compris que ce site faisait partie de nombreux lieux disséminés à travers la ville et qui était ouvert au public et gratuit (contrairement aux sites principaux de l’exposition). On a bien apprécié une oeuvre représentant un raz-de-marée en aluminium.

Nous avions lu que tout était payant à Venise. Même les églises avaient leur prix d’entrée. Nous avons donc été surpris lorsque nous sommes entrés dans une église où il n’y avait pas de guichet. Petite église locale, que nous avons pensé. Nous n’en avons été que plus impressionnés par les mausolées qu’elle contenait et les oeuvres d’arts, tellement nombreuses qu’on se demandait si elles y étaient entreposées. Sur l’autel, Céline a particulièrement apprécié la peinture, sûrement rénovée selon son oeil aguerri.
Nous nous sommes arrêtés par la suite dans un petit café adjacent à l’église et rempli d’Italiens prenant l’apéro au bar. Pendant que j’essayais l’apéro vénitien par excellence, le Spritz (on pourra vous y faire goûter, on s’est procuré les ingrédients), Céline sortait le guide de voyage, comme tous les autres touristes, Français, attablés. Il y a une logique à ça : les bars font un prix différent pour les consommations prises au bar, donc debout, et celles aux tables.
Dans le guide, nous avons pu découvrir que l’église que nous avions visitée inopinément était considérée comme un des joyaux de la ville et qu’elle contenait ce que certains considéraient comme les plus belles oeuvres de Venise. La peinture « rénovée » selon Céline était décrite comme la plus belle peinture au monde par certains. Nous avons compris que nous étions entrés hors des heures d’ouverture mais que l’église restait ouverte encore un peu pour la messe qui se donne encore dans chaque église de Venise.
C’est encore plus intéressant de découvrir un haut lieu lorsqu’on ne sait pas de quoi il s’agit. Mais nous avons bien apprécié de pouvoir lire sur la grandeur et l’histoire de cette ville commerçante. Maintenant, c’est surtout le tourisme et le commerce lié qui font vivre la ville.

Et je dois dire que pour une fois, j’ai trouvé que les souvenirs pour touristes donnaient envie de s’arrêter. Que ce soit les bijoux en verre de Murano, les masques ou les autres créations, partout le regard était attiré. Même en sachant que c’était purement touristique, l’équivalent de nos poupées déguisés en Amérindiens, je trouvais que ça avait du style. J’ai même acheté un masque prouvé fait par un artisan du coin qui nous a montré son atelier et comment il les fabriquait. Comme il parlait italien avec un ou deux mots de français et nous le contraire, la visite a été brève mais quand même fort intéressante.
L’
Atlantide (du
grec ancien Ἀτλαντὶς /
Atlantìs, sous-entendu
νῆσος /
nễsos, « île », c’est-à-dire « île d’
Atlas ») est une île qui aurait été engloutie dans la pré-
Antiquité. Elle est mentionnée pour la première fois par
Platon dans le
Timée puis le
Critias.