You are currently browsing the monthly archive for juin 2008.

J’ai découvert comment se mange la raclette à la manière montagnarde suisse (ici un peu modernisé).

S’en est suivi d’une discussion éternelle ici : dans quel plat mange-t-on le plus de fromage de la raclette ou de la fondue au fromage? Je suis raclette, Céline est fondue.

Le lendemain, nous avons continué le parcours du bon touriste des montagnes suisses en allant voir un combats des reines, phénomène naturel de hiérarchie chez les vaches regroupées dans un pâturage; et qui a été élevé au rang de sport national ici.

De quoi nous rappeler que fraternité, égalité, liberté, ce n’est pas un slogan qui nous vient de la Nature…

M’ayant d’ailleurs abîmé les talons avec mes (vieilles) bottes puis celles, trop grandes, du frère de Céline, j’ai fait une montée en sabot, me permettant de ne pas utiliser les bâtons comme des béquilles.

Je rajoute pour terminer ce premier séjour une photo typique prise à ce chalet que j’ai voulu reprendre…

J’ai continué à apprivoiser La Sage et les villages avoisinants. Nous avons visité mardi Évolène, très joli petit village. Petit trait de culture suisse que j’y ai découvert: le respect des règles (bien connu) et la confiance dans le respect des règles. Par exemple, les journaux sont librement accessibles, il tient à la personne de payer.

Lors du retour, nous avons rencontré des veaux qui avaient détruit les fils qui devaient les retenir dans leurs champs. Il semble que les veaux, tels des moutons de Panurge, soient dotés d’un esprit grégaire très développé, quitte à suivre n’importe qui, dont nous.

Ne pouvant nous débarrasser d’eux, nous avons continué notre chemin, formant un cortège plutôt original jusqu’au village. Nous avions bien cru qu’ils nous laisseraient à la limite de leur territoire, mais ce n’était que pour entendre les cloches sonnant à toute volée et nous annonçant qu’elles nous rejoignaient au pas de course, s’arrêtant toujours un pas en arrière de nous. Heureusement, des paysans du coin, passant en voiture au village, ont pu s’occuper des veaux pour que les propriétaires viennent les chercher. Ils nous ont confirmé qu’on avait la cote avec ces veaux; je pourrais peut-être me faire berger?

Le lendemain, j’ai fait un peu de lecture pendant que Céline allait affronter une autre montagne. En soirée, nous sommes allés faire une via ferrata. J’avais déjà fait une via ferrata au parc Acadia (près du Mont Washington dans le New Hampshire), photos à l’appui…

Via ferrata pour débutants…

J’allais joyeusement vers ce nouveau parcours, me demandant presque pourquoi nous emportions boudrier, casque et longe. J’ai tout de suite vu l’utilité, mes jambes tremblant un peu mais me portant jusqu’à la fin (et faisant bien rire Céline chemin faisant; elle qui jasait tranquillement avec un “de la vallée” qui initiait sa nièce).

Via ferrata pour niveau plus avancé

Après cette journée “de tout repos”, nous sommes retournés affronter la montagne, pour aller à la cabane des Aiguilles Rouges (un des nombreux pics du coin). Et sur le chemin menant à ces pics rougeoyants se trouve le Lac Bleu, qui porte bien son nom.

Ensuite, nous avons entrepris l’ascension au-dessus de la ligne des arbres, jusqu’à avoir les pieds dans la neige. Parlant de pied, j’ai vite compris que je faisais partie des pieds tendres; je me suis fait trois ampoules au niveau des talons…

j’ai joué au lapin aux pieds d’argile qui se fait rattraper par la tortue à la carapace de titane

Hommage aux chandails oranges de Vincent

Les pieds dans la neige et le visage au soleil

En cliquant sur la dernière image, vous pourrez voir le chalet de La Sage, notre point de départ. À noter que nous avons pris le car postal pour nous rendre au début de la course (nom donné ici pour une randonnée); le car postal étant un autobus qui dessert également la poste, et qui n’a pas fait le tu-ta-ta annonçant sa venue dans les courbes et qui est un bruit célèbre dans la vallée.

En redescendant, nous avons pu écouter un peu de Cité Rock détente dans le magasin souvenir et boucherie, le préposé ayant été vivre au Québec, comme nombre de Suisse qui ont une image très positive de notre belle province!

Nous voici en Suisse, à La Sage et il fait beau! Un ciel bleu indéfectible pendant toute la semaine! Tout le monde s’en extasiait après des semaines de mauvais temps. Alors notre blogue se chargera de vous transmettre où que vous soyez les dernières nouvelles de notre météo suisse à nous. On espère vous envoyer plein de récits de ciel bleu, mais on est prêt aussi à vivre le reste!

Bienvenue dans nos aventures chez les Helvètes, qui ont commencé bien agréablement, si on fait exception des cloques aux pieds de Gaël et nos coups de soleil montagnards… Vous comprendrez que nous ne sommes pas à plaindre pour l’instant!

Il paraît que l’on dort moins bien en montagne lorsqu’on n’est pas habitué (le chalet est à 1667m). C’est peut-être ce qui explique que je me sois réveillé vers 5h00 am, malgré le chant d’une petite rivière, l’air frais et la splendide vue. Et ce n’est pas le décalage parce qu’on s’était plutôt réveillé vers les 10h00 les jours précédents. Ça m’a donc permis de prendre quelques photos avant et pendant le lever du soleil.

Par la suite, j’ai eu droit à une première excursion dans la montagne. Et j’ai pu découvrir que Céline était encore plus sous le signe du chameau que moi. C’est moi qui devait l’arrêter pour boire! Nous sommes montés jusqu’au lac du Tsaté (2687 m), après être passé par le mayen de Tsaté (petits chalets occupés par les bergers lorsque les vaches montent à l’alpage).

Comme il y avait encore de la neige sur la crête, Céline a eu la miséricorde de se limiter au lac où nous avons eu droit à un dîner tout suisse (parfait, sorte pâté de foie en tube, de la tome des montagnes – c’est du fromage – et du pain de seigle).

Et comme nous étions aux abords de nombreuses sources, j’ai même pu aller recueillir de l’eau de source suisse! Que c’est anti-québécois, après que mes parents et professeurs m’aient toujours appris à ne pas boire l’eau en forêt (et ce qu’elle avait l’air bonne au Cap Tourmente lorsque nous avions soif de monter en été…).

Après avoir encore un peu profité de la vue, du lac et du soleil pas trop étouffant, nous sommes redescendus, ce qui est toujours plus douloureux que de monter (en tout cas, pour Céline et moi). Mais après un peu de Petite Arvine et des crêpes, il ne nous restait que les bons souvenirs de la journée.

Nous voici arrivés au chalet de la famille Odier. Sur le chemin, j’ai pu faire ma première carte suisse! Il s’agit d’une carte de demi-tarif pour les transports valable pour 3 ans. Je sens que je vais regarnir rapidement mon portefeuille.

L’arrivée se fait dans les fleurs le long d’un ruisseau, avec des herbes qui serviront de foin pour le bétail. Après avoir déposé les valises, nous y allons d’une première promenade pour visiter un peu l’endroit.

Au premier jour au chalet avec, en arrière-plan, la montagne, et en avant-plan, une mouche…

Nous avons retrouvé la famille de Céline après une arrivée houleuse à Zurich et retardée à Genève; ne pouvant prendre notre connexion car les bagages doivent suivre les passagers, sécurité oblige.

Ce qui ne nous a pas empêché (ni du moral ni de l’estomac) d’apprécier notre premier repas en terre suisse avec les grands-parents de Céline. Repas typiquement romand et délicieux : des perches du lac Léman (qui sont toutes petites, contrairement aux perches du Nil). Avec, pour compléter, un sorbet bien apprécié sous la chaleur venue nous accueillir; chaleur et beau temps qui s’étaient fait discrets avant notre arrivée.

Par la suite, nous sommes allés trouvés le neveu de Céline, Mathias, à la sortie de son école. J’ai pu faire la rencontre de ses parents : Carlos, qui devait quitter pour aller travailler, et Lorraine, la soeur de Céline.

Tradition oblige, Céline et lui ont lu un album de Tintin, après quoi nous sommes allés au festival de la musique, où participait le lendemain Carlos avec son groupe de musique de bossa nova.

Lors du deuxième repas de famille, j’ai eu droit comme cadeau d’accueil à un canif suisse personnalisé de la part du grand-père de Céline. Accueil au sein de la famille Odier dont on peut voir à gauche Carlos et Lorraine, et à droite Cosette, la mère de Céline.

Après avoir visité l’autre grand-mère de Céline, nous sommes partis voir le spectacle de Carlos qui jouait sur un grand amphitéâtre, ce qui rendait Lorraine un peu nerveuse mais néanmoins très enthousiasmée.

On a pu y voir le principal admirateur du groupe qui y est allé d’une danse enjouée comme nombre de spectateurs dans la foule.

Sans oublier de dire que c’était l’Euro en Suisse (partagé avec l’Autriche). J’ai pu voir une fin de match de quart de finale rocambolesque entre la Turquie et la Croatie (Croatie marquant à 2 min de la fin et la Turquie égalisant à 30 sec de la fin du temps supplémentaire et qui gagne aux tirs au but). Autre sujet de manchettes, le ballon gonflé à l’hélium avec les ratés techniques et les coûts. Mais ça fait de jolies photos…