Fin de semaine écourtée à La Sage. Nous sommes allés faire samedi une course en montagne avec Cosette. Nous sommes passés par le col de Riedmatten, moins emprunté que le Pas de Chèvre avec ses échelles, mais qui offre une vue tout aussi intéressante.
La descente a donné un peu d’adrénaline à Cosette, ce qui bien fait rire sa fille, qui n’a pas peur de grand chose, comme j’avais pu le remarquer en faisant la Via ferratta…
Nous avons ensuite pris la direction du Pas de Chèvres et ses fameuses échelles, profitant du chemin pour voir les glaciers (qui deviennent de plus en plus rikiki, expression Odière signifiant petit) et la cabane des dix, qui ouvre la porte à de nombreuses autres courses de montagnes.
Maintenant, voici quelques extraits d’un livre à écrire pour la collection “Que sais-je?” sur les courses de montagne.
- Lorsque vous montez en montagne, il faut trouver son rythme de marche, de préférence lent, surtout lorsque ça va durer six heures. Il vaut mieux ne pas le briser par des pauses répétées. Pour cette raison, ceux qui montent ont la priorité sur ceux qui descendent.
- Les règles de politesse lorsqu’on croise un autre groupe en sens inverse permettent de dire un bonjour collectif lorsque les membres sont rapprochés. S’il y a une distance supérieure à trois mètres entre deux membres d’un groupe, un second bonjour est chaudement recommandé.
- Il est fortement recommandé de laisser une distance de trois centimètres entre les deux pieds, pour ne pas qu’ils s’entrechoquent, ce qui pourrait éventuellement entraîner une chute.
- Si le chemin nécessite de passer par des échelles, il faut garder les bras tendus, ce qui les fatigue moins qu’en les gardant rapprochés du corps.
Position non recommandée:
Position recommandée :
Malheureusement, une longue expérience et une connaissance approfondie de la montagne sont parfois impuissants contre les imprévus les plus divers et qui se déroulent dans les moments qui paraissent les plus inoffensifs.
Par exemple, ce pourrait être un couteau suisse bien tranchant qui passe à travers une pomme lors du dîner pour finir sa course à l’intérieur de deux doigts de la main gauche, assez profondément pour entailler nerf et tendon du petit doigt.
Reste qu’il est ennuyeux lorsque ces imprévus, qui nécessitent une chirurgie, se déroulent à 2855m d’altitude. Mais en médecin qui en a vu d’autres, notre Céline est redescendue la première et en rigolant, la main en l’air, intriguant les autres promeneurs qu’on croisait.
Et après la visite d’une clinique et d’un hôpital en soirée, la médecin s’est tranformée en patiente de retour à Lausanne dimanche, sachant garder son entrain et même profiter de cette situation d’inactivité pour avancer dans son travail.








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