You are currently browsing the monthly archive for mars 2009.
Quelle début d’année 2009! Nous voilà déjà à l’aurore du printemps.
Plusieurs fois j’ai voulu laisser quelques traces de mes impressions lausannoises, mais le temps a filé bien vite! Faut dire que mon début d’année a été bien rempli professionnellement. J’ai réussi pas trop mal à respecter mon souhait de ne pas travailler à la maison. Par contre, les journées a l’hôpital se sont bien allongées, mais pour le bien! J’ai vraiment plongé dans mon projet personnel, j’ai continué plus sérieusement mon apprentissage du doppler trans-crânien et j’ai poursuivi ou mis sur pied les divers projets dont j’ai la responsabilité au CHUV. Sans compter mes cours de méthodologie de la recherche clinique et de biostatistiques (quel bonheur de découvrir la régression linéaire!!!). Heureusement, la vue depuis mon bureau n’est pas trop désagréable.

Tous les matins, je monte les 35 min de marche que je redescends le soir, découvrant chaque jour les diverses lumières baignant Lausanne et sa vue magnifique! Et j’ai même pu apprécié les quelques neiges qui ont habillé la ville d’un joli manteau blanc.

Mon genou étant quelque peu fragile, j’ai aussi choisi d’expérimenter le métro lausannois inauguré en octobre dernier, qui est tout en montée et en descente, permettant de gravir plusieurs centaines de mètres de dénivelée en quelques minutes.
Le soir, je retrouve avec plaisir Gaël pour nos activités de soirée, course, course, tango (on a commencé les tours, tout un romantisme!), encore course, soirée familiale, scrabble, cinéma ou théâtre.
J’ai eu le plaisir de fêter mon anniversaire en compagnie de toute ma famille (incluant mon frère en visite du Qc), mon parrain et ma marraine, une vieille tradition retrouvée avec joie!

Sans compter les week-ends à La Sage pour un peu d’air pur, de nature, d’amour et… de Petite Arvine (pour ceux qui ne savent pas ce que c’est, il faut venir nous voir!)



Bref, on ne s’ennuye pas!
Première vraie journée de printemps (15 degrés) aujourd’hui avec un soleil grandiose et le plaisir de flâner sur les prés lausannois.
Mais c’est bien autrement que notre journée a débuté. En vue du 20km de Lausanne (25 avril), on s’est inscrit dans un groupe avec plan d’entraînement personnalisé basé sur des tests d’effort. Ce plan devrait nous permettre de courir les 20 km (dont plusieurs en montée… pas très surprenant pour ceux qui ont vu Lausanne) sans trop de souffrance… auparavant toutefois, il faut souffrir pour être bonne!
Alors, c’est chaussés de souliers de course que nous avons dépassé les flâneurs au bord de l’eau en serrant les dents et en regardant devant nos pieds! Nous devions accélérer 2 fois 10 minutes à une vitesse où on cherche son souffle et où on se traite de tous les noms. Par la suite, on “pouvait” se reposer à une vitesse où on dépassait quand même tous les autres coureurs… Mais le pire… c’est qu’on aime cela et qu’on recommence 3 à 4 fois par semaine, avec diverses variantes!
Puis, après une montagne de crêpes pour reprendre des forces, je suis allée avec bonheur prendre mon premier coup de soleil sur l’herbe de la Vallée de la Jeunesse en regardant mon neveu et parents s’ébattre un frisbee à la main.
Et tout à coup, cri! Un jeune ado en long board a chuté dans une courbe traître et semble mal en point. Je m’approche plus ou moins enthousiaste à devoir utiliser mes vieilles notions de traumatologie. Assez clairement, on voit un déboîtement antérieur de l’épaule et j’ai bien appris que plus rapidement on la remet, mieux c’est pour le patient et pour le soignant. L’ado grimaçait déjà et plus on attendait, laissant les muscles se refroidir et l’inflammation prendre place, plus il allait souffrir.
Heureusement, son père, d’un calme efficace, accepte de tenter avec moi la manœuvre que j’ai vu faite une fois il y a déjà plusieurs années et sous anesthésie générale courte(!). Après avoir dit au blessé de serrer fort les dents, on a tiré le bras assez fort en espérant qu’il reprenne sa place anatomique.
A mon grand soulagement, au troisième essai, le visage du jeune a exprimé une certaine surprise-frayeur lors du crac attendu. Réussi! Puis, il est reparti le bras en écharpe en long board direction la clinique la plus proche. Et moi, je suis rentrée un peu déstabilisée par mes quelques gestes de secouriste du dimanche après-midi… mais avouons-le, plutôt fière de moi!
J’ai eu la chance de voir se réunir la famille de Céline au complet le jour de mon anniversaire, qui était aussi celui de Carlos, mari de la soeur de Céline.

C’est donc bien entouré que nous avons fêté et très bien mangé!


