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Grâce à la déception de Gaël au 20km de Lausanne, on a eu le culot de faire le demi-marathon de Genève deux semaines plus tard. Bonne idée (à noter que j’écris ces quelques mots presque 2 semaines après!…)! Un parcours chouette qui a permis à Gaël de réaliser son rêve de courir sur les quais… en long et large, dans un sens et dans l’autre, et qui m’a permis à moi d’expérimenter la course sur le pont du Mont-Blanc sans voitures, alors que la circulation y est habituellement reine. De belles sensations! Vous pouvez même voir nos arrivées (Gaël ayant encore assez de sucre au cerveau pour se souvenir de saluer la caméra…)
Gaël
Céline
Mais il faut aussi dire les moins bonnes bonnes! Car 21km de plat, c’est long! Pas de possibilité de profiter d’une petite descente pour reprendre de l’énergie… et il faut garder le rythme! J’ai eu quelques tentations de prendre quelques raccourcis, mais malgré souffrances et auto-flagellation psychique, on a finalement encore et encore du plaisir à courir pour soi et pour l’honneur d’arriver au bout!
Gaël: A ajouter que nous avions droit à une journée chaude et humide pour la course. Habitués à courir aux environs de 5° C, le corps n’était plus habitué à évacuer la chaleur efficacement par beau temps. A chaque arrêt, je buvais donc deux verres de boisson sucrées – que j’ai trouvé cette fois – et je prenais deux verres d’eau que je me renversais sur la tête pour me refroidir. Effet momentané.
Si certains coureurs s’inquiétaient de voir la distance à faire, je ne faisais que penser à l’intervalle entre chaque point de ravitaillement. De courts objectifs a du bon pour le moral…
Pour ce qui est du rêve, je préciserai que je vois les coureurs du midi emprunter ce chemin pendant que je dîne et les regarde, un peu envieux de cet exercice (comme il n’y a pas de douche à mon bureau, je ne peux pas prendre cette bonne habitude…). Mais je peux maintenant me dire que j’ai aussi effectué ce trajet!
Prochaine course? Encore plus maso, Sierre-Zinal!
Tendre surprise à mon retour jeudi soir alors que je rentrais sachant devoir manger en vitesse avant d’aller à notre soirée hebdomadaire tango en solitaire, Gaël étant absent pour faire du networking…
Un petit retour dans mes rêves de princesse délivrée par un preux chevalier!
Gaël, imprévisible et romantique, a été tout pardonné et m’a d’autant plus manqué pour me guider d’une main chevaleresque dans des ochos, tours et autres pas tangoïsants!
N.B. de Gaël : C’est une excellente façon de laisser des messages, économique, écologique et sauvant du temps à chercher papier et crayon toujours manquant lorsqu’on en a besoin… Et en plus, cela permet de répondre facilement :
Pour la recette, il s’agit ici de fleurs de marronnier, qui tombent tous en même temps et sans se disperser. Peu pratique pour la dissémination de l’espèce mais beaucoup plus pour la récolte…
Magnifique course! Grandiose! Extraordinaire!!!
Sérieusement, j’ai aussi eu la joie de m’élancer à monter et descendre les rues de Lausanne pour un total de près de 200m de dénivelée sur 20km. J’avais une bonne énergie dès le début et malgré quelques moments plus difficiles, j’ai vraiment pu apprécier la course. C’était sympa d’arpenter en courant les rues que je prends tous les jours dans d’autres circonstances. Et le public était là pour nous encourager et soutenir notre orgueil pour ne pas marcher dans quelques montées… disons-le, tannantes! Mais ensuite la descente est fort agréable pour reprendre son souffle et retrouver une allure plus pimpante!
Surtout qu’une équipe spéciale m’attendait pour des encouragements particulièrement appréciés et ma fameuse casquette rose pour ne pas qu’ils me manquent!!!
Il y avait aussi des coureurs avec ballons pour donner le rythme pour un temps prédéterminé. Lors d’un de mes moments où le souffle était plus court, je me suis fait rattrapée par celui de 1h45, ce qui m’a fouettée pour reprendre la cadence.
Résultat? 1h42′09”, 132 sur 588 chez les femmes et 50 sur 172 dans ma catégorie d’âge. Plutôt satisfaite.
La version de Gaël : Carburer à l’air pur et à l’eau fraîche, c’est juste bon pour les voitures à l’hydrogène!!!
Je crois qu’il y a une malédiction contre moi quant aux demi-marathons. J’ai essayé de faire mon premier demi-marathon en 2006. Entraînement tout l’hiver, course de préparation (10 km), course trois ou quatre fois sur le parcours pour bien le connaître. J’étais prêt! Et la veille de la course, bang! virus… Je ne suis pas allé faire la course (surtout que c’était en mai, froid et pluvieux comme peuvent l’être certaines journées à cette époque de l’année à Montréal).
Puis, avec Céline, on s’inscrit au défi hypothermique en 2008 (21 km en février…). Cette fois-là, je me blesse à la jambe quelques semaines avant la course. J’arrête pour ainsi dire complètement l’entraînement, bien que je décide de participer à la course. J’ai claudiqué pendant une partie de la course mais l’adrénaline, l’endorphine, ou simplement le froid, ont fini par anesthésier la jambe et j’ai pu terminer sans trop de douleurs. Par contre, on repassera sur le chronomètre…
Jamais deux sans trois, pour le 20 km de Lausanne (où nous nous étions entraîné durant “l’hiver”), j’attrape de nouveau un virus la veille. Pas d’énergie, pas faim, pas bien. Similaire le lendemain.
Je suis quand même allé à la ligne de départ. Pendant l’échauffement, sentant le peu de ressort dans mes jambes, je pressentais la suite des choses. Le départ n’a pas été trop mal. Il y avait un coureur (avec un beau ballon jaune) donnant le rythme pour faire le parcours en 1h30. Je le voyais me distancer tranquillement mais je ne m’inquiétais pas outre mesure. Par contre, après les premières ascensions, j’ai senti que je n’arrivais pas à récupérer. Mon coeur restait bloqué à la cadence rapide, peu importe que je montais une pente, je la descendais, ou je faisais du plat.
Et pour ajouter au tableau, j’ai carburé à l’air pur et l’eau fraîche! Aux points de ravitaillement, indiqué avec une pancarte “eau”, je n’ai pas vu que les premières tables donnaient de l’eau et les dernières de la boisson isotoniques (i.e. sucrées). J’ai donc bu de l’eau, passant sans voir la boisson dont j’avais bien besoin.
A mi-parcours, j’ai commencé à courir sur les vapeurs d’essence. Je trottinais avec la seule idée de ne pas arrêter. Surtout que le parcours passait directement à côté de notre appartement, moment de haute tentation… La soeur de Céline, qui nous encourageait un peu plus bas, trouvait d’ailleurs intéressante ma démarche de course, nettement moins élancée que celle des autres coureurs.

Finalement, j’ai réussi à passer la ligne d’arrivée, bien que me sentant étourdi. L’appétit est revenu momentanément : j’ai ingurgité 1L de boisson sucrée et mangé trois bananes en cinq minutes.
Le lendemain, encore très déçu de cette course, j’ai convaincu Céline (sans trop de difficultés) à nous inscrire au demi-marathon de Genève deux semaines plus tard (dimanche 10 mai). On verra si la malédiction est toujours là (on a pris une assurance-annulation, juste au cas…).
De retour en Suisse où le décalage est moins pire que redouté… Ce qui nous permet de mieux repenser aux deux belles semaines que nous avons passées au Québec! Cela a été une suite ininterrompue de rencontres pour essayer de voir le plus de monde possible (nous essaierons de voir les autres à notre prochaine visite). En plus, il fallait partager entre deux villes et de nombreux endroits.
En nous déplaçant de Verdun jusqu’à Pointe-aux-Trembles, nous nous sommes rappelés que Montréal est une grande ville! Les distances, par rapport à nos déplacements à Lausanne, étaient multipliés par quatre. Entre ces moments de transport et ceux à table (qui nous ont procuré beaucoup de plaisir… et quelques kilos), nous avons même réussi à découvrir de nouvelles activités (pour moi et/ou Céline), notamment jouer à Guitar Hero et préparer des feuilles de vigne… Nous avons aussi trouvé l’énergie d’aller courir en vue du demi-marathon de Lausanne une semaine après notre retour.
Nous sommes même allé jusqu’à aller courir sur le canal de Lachine le lendemain matin de notre arrivée, sous une température plus élevée qu’à Lausanne, alors que nous avions emmené nos bottes pour marcher dans la neige fondue… Heureusement (?!?), la météo a essayé de nous aider en prévoyant une semaine de pluie pour nous éviter d’avoir envie de sortir trop souvent au grand air…
Pour tous ceux que nous avons pu voir, nous avons été bien contents de ces moments de retrouvailles. Ils ont ravivé nos liens avec le Québec, qui, on en est sûr, résisteront à tout, même aux montagnes et au chocolat suisses!!! Et c’est chouette de réaliser à chaque fois que même après plus de 9 mois de séparation, l’amitié permet de nous retrouver comme si on s’était quitté peu de temps auparavant!







