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J’ai fait (ou plutôt ma voix) a fait une très brève apparition à Canal Argent hier. Description de la vidéo :
Les États-Unis et l’Europe veulent faire le ménage au sujet des paradis fiscaux. Gaël Lecorre-Laliberté est un spécialiste des communications en Suisse et nous explique les conséquences.
Cliquez sur l’image pour m’entendre ;o)
Par ailleurs, ce n’est pas moi qui ait choisi le titre de spécialiste en communication… Mais c’est probablement plus simple et plus parlant que : Chargé de projet dans le domaine des relations médias…
Nous arrivions le 19 juin et dès le 22 juin, on mettait un premier texte pour garder le contact avec tout notre monde du Québec (ce sera en outre une sorte de carnet de souvenir pour plus tard…). C’était 2008, découverte pour moi d’un pays inconnu.
Je sais, ça passe vite. En même temps, on aura réussi à visiter plusieurs endroits, courir quelques courses, se blesser et se relever, rencontrer du nouveau monde et faire visiter à des amis du Québec!
Et on a encore plein de projets pour la prochaine année!
On espère pouvoir continuer à vous faire découvrir la Suisse, par ce blogue, et pourquoi pas, en personne…
Après avoir ramené Gaël à son arlandaexpress direction aéroport, j’ai décidé de profiter “muséalement” de Stockholm après nos découvertes à pied de la ville.
Tout d’abord, l’hôtel de ville qui je dois dire m’a impressionné avec son architecture tout en briques (8 millions!) et sa vue toujours grandiose sur la ville.
Le hall bleu (tout rouge!… l’architecte étant finalement séduit par la brique, mais trop tard pour changer l’appellation sur les plans) reçoit chaque année le repas officiel suite à la remise des prix Nobel. La salle du conseil de la ville où siègent actuellement une majorité de femmes. Vive les pays du nord! La salle dorée, vraiment dorée.
Puis un coup d’oeil sur les immeubles du début du siècle, avec un art fonctionnaliste qui m’a surpris mais séduit, tout en simplicité mais sans lourdeur.
Ensuite, visite incontournable pour moi, le Nordiska museet pour les maisons de poupées! retour en enfance de belle façon.
Finalement un tour au Skansen Museet, musée en plein air, débuté au début du siècle, qui expose des vieux bâtiments provenant de toute la Suède avec quelques fragments de vie de ses occupants… et une belle vue sur la ville, encore une fois! Et surprise, j’ai croisé un de mes futurs collègues, parlant suédois avec une guide dans une vieille église pleine de charmes. Le monde est définitivement petit.
Les trois jours suivants j’ai baigné dans un foisonnement de concepts, idées, intuitions cérébrovasculaires auquel j’ai fourni ma discrète participation. Un peu stressante semble-t-il puisqu’elle a fait surgir un mouvement involontaire irrégulier, lent, positif, répété de manière plutôt stéréotypée. Regardez ma main… Heureusement que j’avais du soutien du Québec et de Suisse!
Ces moments de sciences sont toujours un ressourcement en nouvelles connaissances neurologiques et humaines, mais aussi un renouvèlement de la motivation à continuer à se poser des questions et à chercher à y répondre avec des petits ou des plus grands moyens!
Mais j’ai aussi retrouvé avec joie une bonne représentation de l’équipe de neurovasculaire du CHUM. L’occasion de me projeter plus concrètement dans mon retour au Québec… pour mon plus grand plaisir!
Et un ou deux soupers pas trop arrosés (je suis sage…) avec mon équipe actuelle au CHUV.
Nous avons fait vivre de nombreuses aventures à notre second invité du Québec! Alors que l’autre Etienne (Fiz) avait eu une semaine à Barcelone pour s’habituer au décalage horaire, nous avons accueilli de bon matin Etienne “tchab” qui était en plein dans la nuit qu’il n’avait pas eu.
Sous un ciel pluvieux, nous sommes allés directement au chalet de La Sage. Bien que la météo annonçait une fin de semaine sans nuage et que nous assurions Etienne qu’il verrait les montagnes, nous sommes arrivés au chalet dans les nuages et la pluie.
Ce qui a permis à Etienne de se reposer un peu et d’être en forme les jours suivants (sinon qu’il se couchait un peu plus tôt qu’à son habitude et à peine plus tôt que moi, éternel dormeur devant l’infini*).
Le lendemain, on l’entraînait déjà dans une “petite” marche de quatre heures en montagne. Il s’en est fort bien tiré et a été récompensé par la traditionnelle raclette et du vin de la vallée (puisqu’il ne faut pas boire d’eau froide avec de la raclette, qui cause des problèmes de digestion; conseil avisé de Suisses montagnards).
Nous en avons aussi profité pour lui faire visiter le village d’Evolène, très animé par une compétition de fanfares et par des jeunes qui avaient commencé à fêter bien avant nous et qui ont terminé bien après nous…
Mais tout cela n’était qu’un prélude à la journée suivante, où après une autre “petite” promenade où nous fixions le point d’arrivée toujours plus haut, nous lui avons proposé de faire la via ferrata. A ma grande surprise, il a accepté de nous accompagner, malgré son vertige.
Mérite d’autant plus grand qu’il s’agit d’un parcours difficile (expliqué dans cet autre texte; mais l’ami Etienne a avoué qu’il parcourait parfois trop rapidement ce blogue).
Il est passé au travers avec quelques sueurs et tremblements de jambes. Un grand moment de courage!
Je le cite :
ça a été le moment le plus stressant dont je me souvienne…
Ma réponse :
content d’avoir partagé ça avec toi!
C’est avec les amis qu’on se doit de partager ces moments de l’existence non?
Et s’il croyait pouvoir se remettre tranquillement de ses émotions, nous lui avions réservé un programme touristique bien chargé de Lausanne (dont j’étais le guide), avec promenade au bord du lac, musée olympique, cathédrale, musée d’histoire, ainsi que les rues et places de la vieille ville.
Puis, petite journée en autonomie totale à Genève pour compléter son séjour en Suisse. Le lendemain, il partait pour la France voisine, première raison de sa venue sur le vieux-continent, pour le mariage d’une amie, collègue d’étude de MBA en Suède.
*et non un infini dormeur devant l’éternel
Après le sondage-maison, voici le sondage-chalet! Vous pouvez déterminer lequel de ces Québécois racle avec le plus d’élégance, de grâce, de dynamisme et de style! Le choix est le vôtre, il ne coûte rien et ne rapporte rien! Si le choix vous apparaît trop difficile, cliquez sur l’image pour vous remémorer l’histoire derrière la photo!
Choix no 1 : Gaël “Gawel” Le Corre-Laliberté
Choix no 2 : Etienne “Fiz” Fiset
Choix no. 3 : Etienne “Tchab” Chabot (l’histoire s’en vient! Sur vos écrans d’ordinateur lundi prochain!)
Il arrive une seule fois dans la vie d’un étudiant qu’on reçoit un tel message :
Bonjour,
Nous vous confirmons avoir fait le remboursement complet de votre prêt étudiant en date d’aujourd’hui le 9 juin 2009 au montant de X (faut se garder une petite gêne). Nous avons aussi avisé le ministère de l’Éducation de la fermeture de votre prêt.
Nous vous suggérons de conserver votre relevé de compte de juin 2009 comme preuve de remboursement de votre dette d’études.
Fini de payer mes dettes d’études! Maintenant, il s’agit juste d’espérer récupérer la valeur initiale du peu de REER que j’ai et de trouver le moyen d’économiser en vue d’une retraite lointaine et drôlement incertaine quand on lit les journaux et leurs histoires de dénatalité et de récession qui n’en finit pas…
Céline a déjà raconté un peu son quotidien. Je vais aussi essayer de vous dresser quelques tranches de vie.
Par exemple, il y a environ 60 km entre Lausanne et Genève, donc entre notre appartement et mon bureau. Comme il faut marcher de l’appart à la gare et de la gare au bureau, il m’en prend environ 1h15 (donc 2h30 par jour). Le trajet de train lui-même prend 35 minutes.
C’est un trajet très populaire car de nombreux autres travailleurs de Genève habitent à Lausanne. Il y a foule chaque matin. Il faut imaginer que le tiers se dépêche à griller quelques cigarettes avant cette privation d’une demi-heure (il est par contre permis de fumer dans les cafés, restaurants et bars où nous allons en conséquence fort rarement).
La lumière transperçant ces nuages à l’odeur désagréable donne un joli tableau hivernal. Par contre, difficile à éviter de respirer ces mêmes volutes.
Puis, lorsque le train arrive, toutes les règles de civilités suisses disparaissent momentanément. C’est la ruée à qui réussira à se placer le plus proche de la porte. Il faut dire que les médias ont fait leur choux gras de trains bondés et de gens obligés à faire le trajet debout.
Certains personnages sont dignes d’intérêts. Véritable astrologues ferroviaires, ils essaient de calculer l’emplacement exact où la porte s’ouvrira. Et lorsqu’ils se trompent, car le train semble ne jamais s’arrêter deux fois au même endroit, ils suivent la porte qui se défile pour conserver la meilleure place.
Je reste habituellement à l’arrière, spectateur de ce mouvement de compaction humaine. Il est très rare que je ne trouve pas une place, malgré ce qu’en disent les journaux.
Cette attente forcée a du bon. Confortablement assis, cela me donne une heure par jour pour lire des romans et autres bouquins (si vous avez des suggestions de lecture, je suis preneur…).
Et, particularité suisse, il y a même un wagon silence, soit un wagon où il n’est pas permis de parler, d’utiliser un cellulaire, ni même d’écouter de la musique. Je l’ai essayé quelquefois, surtout lorsque j’oubliais mon lecteur MP3. Malgré cela, c’est un touriste étourdi, un ronfleur matinal, un enfant en pleurs, un anarchiste post-soixante-huitard, qui me font préférer la musique à ce silence variable.
L’arrivée est assez similaire au départ. La gare n’ayant pas été conçue pour gérer ce flot humain, des bouchons se forment aux escaliers roulants pour descendre dans la gare. Habitude locale, les gens arrêtent l’escalier roulant qui monte et emprunte ce passage improvisé, au grand dam des retardataires qui veulent attraper ce train qui se rend à l’aéroport… Avantage néanmoins pour ceux qui arrivent car cela désengorge un peu ce trop-plein pressé d’aller rejoindre leur autobus ou leur tram.
Quant à moi, je préfère marcher, ce qui prend à peine plus de temps que de prendre l’autobus (dû à la circulation) et qui me permet de profiter du paysage des quais de Genève et du jardin anglais.
Une petite marche bien agréable avant de commencer à travailler.
Stockholm avait été pour moi un rendez-vous manqué en 2006, lors de mon périple sur trois continents. J’avais dû décider où, de Saint-Petersbourg ou de Stockholm, je passerais une semaine. Dur choix entre ces deux Venise du nord (il semble d’ailleurs y en avoir plus de deux…). J’étais donc bien content de pouvoir visiter ce que j’avais manqué auparavant.
Et je n’ai pas été déçu. Stockholm est une très belle ville, où il fait bon vivre (autant qu’on puisse en dire en une fin de semaine). Lorsque j’étais journaliste, notre éditeur nous avait tenu le discours, de droite, que tous les Suédois étaient déprimés, privés des libertés du libre marché et écrasés de taxes. Je doutais fortement de cette rhétorique mais dorénavant, je pourrai répondre qu’à voir le nombre de jeunes familles, les gens n’ont pas l’air trop malheureux, sinon peut-être dans les chambres de commerce…
Nous avons profité des petites îles boisées jouxtant la ville pour nous promener, de vues enthousiasmantes sur la ville colorée et de quelques spécialités culinaires délicieuses incluant un petit-déjeûner gargantuesque. Nous avons aussi eu droit à un soleil qui ne se couche jamais complètement à cette période de l’année…
Dans notre visite de la vieille ville, nous avons été guidés par un charmant guide improvisé mais coaché par ses copains qui voulaient rendre son enterrement de vie de garçon mémorable. Il a gardé son sourire et a répondu à toutes nos questions touristiques!
Et le fait marquant, dans mon cas, a été la visite d’un musée abritant un véritable navire ressorti des eaux vaseuses après 333 ans… L’exposition autour est fort bien construite et nous y avons passé quatre bonnes heures à découvrir plusieurs éléments de l’histoire de ce bateau, le fleuron de la flotte suédoise, qui a coulé après quelques minutes de son voyage inaugural…
Un aspect qui m’a beaucoup plu, c’est une courte animation sur la commission d’enquête (au 17e siècle) pour déterminer pourquoi et à qui la faute de ce naufrage. Finalement, personne n’a été jugé coupable, tout le monde ayant bien fait son boulot. Des contraintes extérieures et des changements en cours de route, en plus d’une certaine méconnaissance de ce type de bateau, ont entraîné un vice de construction (déjà vu lors de la construction du navire mais passé sous silence dû aux pressions royales pour terminer le projet). On dirait une histoire de viaduc québécoise…
la maquette du bateau avec les couleurs d’origine
Journée fériée de l’Ascension en Suisse le 21 mai.
On en a profité pour faire une journée genevoise de repos, qui a commencé par un délicieux brunch chez nos amis roumano-suédo-italiens (vive les échanges européens!). Idéal pour parler de notre prochaine escapade suédoise. Et j’ai eu le plaisir de retrouver quelques plats roumains! Il faut que je ressorte mon livre de cuisine roumaine!
Ensuite, anniversaire de la patriarche de la famille Odier qui fête ses 87 ans!
Finalement après le social et le familial, on a choisi le culturel avec une sortie au théâtre du Crève-Coeur que je retrouve chaque fois avec grand plaisir. Théâtre intime qui incorpore sur scène une vis et une cheminée, témoin d’un passé viticole pittoresque. C’est dans ces lieux que j’ai balbutié mes aptitudes théâtrales avec Anne Vaucher, avant d’aller improviser et apprendre à habiter mon corps-chair au conservatoire avec Bénédict Gampert, tragiquement décédé du mal des montagnes à l’Himalaya il y a 2 ans. Bref, j’y retourne chaque fois avec plaisir et cette fois, c’est une pièce sur les relations interpersonnelles d’Eric-Emmanuel Schmidt “Petites variations Enigmatiques” qui nous a séduits. A voir.
































