Nous avons passé une très belle fin de semaine à… Sainte-Croix. On dirait le nom d’un village québécois (il y en a d’ailleurs un à Lotbinière où se trouve l’école Pamphile-Le May, qui avait une bonne équipe de badminton que nous avons quand même battu deux années consécutives ;o).

D’ailleurs, ce n’est pas à Sainte-Croix que nous avons débarqué le samedi matin, mais à Saint-Cergue, qui a un nom aux relents nettement plus suisse…

train Saint-Cergues

Heureusement, nous avions pensé à prendre notre cellulaire (nommé natel ici) car la mère de Céline, qui devait nous emmener à l’hôtel où se fêtait les 85 ans du grand-père, n’arrivait toujours pas dans la courbe de la route.

Après appel de sa part, les deux dames ont réalisé qu’il y avait eu une erreur de communication à cause du nom (les noms religieux pour les villages/bourgs/rassemblements de maisons n’étant pas aussi courants en Suisse, on peut penser qu’il y a parfois confusion de saints). Malheureusement, les deux patelins étaient à la même distance de Lausanne, mais en direction quasi opposée. Après un retour par le même petit train alpin, nous retrouvions Cosette et les grands-parents.

Une fois arrivés, nous avons découvert un hôtel très agréable, le Grand Hôtel des Rasses (www.grandhotelrasses.ch). Un de ces vieux hôtels pour touristes anglais (ce sont eux qui ont développé le tourisme suisse m’a dit Céline). Elle s’imaginait d’ailleurs les dames en robes longues et chapeaux énormes, les dandys au cigare et les petits enfants courant tout partout. On avait plutôt droit à la chorale d’un petit patelin et un groupe de danseurs suisse-allemands dont la moyenne d’âge devait tourner autour de 55 ans. Peu de relève pour les danseurs (et pour les touristes de l’hôtel on dirait…).

Hotel Sainte-Croix hall

En après-midi, nous avons visité un musée d’automates, le Musée Baud. Je pensais y voir des ancêtres de robots mais c’est plutôt les remplaçants, made in 1900’s, des groupes de musique. De grosses boîtes comprenant des dizaines d’instrument et qui pèsent dans la tonne et demi, ces boîtes à musique pouvaient jouer de la musique à partir de papier perforé. Puis sont arrivés les juke-box et ces “boîtes musicales” qui coûtaient une fortune ont tous été mises dans les remises avant de pourrir et périr, sauf quelques modèles repris par des connaisseurs, dont ceux du musée. Comme quoi la technologie évolue constamment…

boite musicale

Pour entendre ce que ça donne, cliquez sur l’image.

Je ne pensais pas grand chose au départ de cette activité mais j’ai eu le sourire accroché au visage tout au long de la visite guidée…

De retour à l’hôtel, nous avons profité des atouts de l’hôtel, notamment la piscine et la table de ping-pong. Je m’y remettais le lendemain contre Carlos et un autre convive mais je me suis fait écrasé par ces deux manieurs experts de la petite raquette.

Mais l’attraction principale du jour était le dîner de fête en l’honneur du père/grand-père/arrière-grand-père. J’avais une dame à mes côtés qui semblait déçue que je n’aie pas l’accent assez québécois (qu’elle adore). Dire qu’à Genève, certains ne comprennent pas ce que je dis…

La journée s’est terminée par un mini-golf (il fallait s’y attendre dans un endroit appelé Sainte-Croix…) pour les dames et les enfants et une séance de badminton d’extérieur sur terrain de terre battue pour tennis entre Carlos et moi. L’avantage de ces nouveaux sports, c’est qu’on peut en décider les règles…

Grand Hôtel des Rasses