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La première journée, nous avions déjà parcouru une bonne partie de la ville qui est semblable à un labyrinthe, avec ses allées débouchant sur un canal et qui nous obligeaient à rebrousser chemin (il n’y a qu’une fois où nous avons fini par retourner sur nos pas après avoir tourné en rond, et c’était le dimanche).
Le samedi, journée ensoleillée, nous avons parcouru les mêmes endroits, mais cette fois de l’angle d’un des vaporettos, des bateaux qui servent de transport en commun pour les résidents (et peut-être encore plus pour les touristes).

Voir tous ces palais donne une impression saisissante de la richesse qu’ont connue ces lieux. En même temps, on peut sentir une certaine torpeur, un relâchement dans l’entretien de ces immeubles. Il faut dire que Venise s’enfonce et que les inondations se multiplient, limitant les investissements dans les immeubles déjà hors de prix tant qu’il ne sera pas certain que la ville fasse les efforts nécessaires pour enrayer le danger, bien connu depuis plus de 40 ans.



La place Saint-Marc est l’endroit le plus bas et même par jour de beau temps, l’eau n’est pas très loin.

Des pontons sont d’ailleurs disposés en permanence pour permettre aux gens de se déplacer quand l’eau envahit la place centrale de la ville.

Comme il pleuvait le dimanche, nous avons pu voir leur utilité.


Nous avons aussi visité le palais des Doges, un autre beau vestige de cette époque d’opulence. On a vu un livre sur l’évasion des prisons de Venise de Casanova dans la boutique de souvenir. Céline l’a pris à la bibliothèque au retour. C’était amusant de lire l’histoire de Casanova et ses descriptions dans les lieux que nous venions de visiter.



La dernière soirée, nous sommes partis au hasard dans une partie peu touristique de la ville. Céline a repéré un endroit qui semblait avoir de l’animation. Avec ses vitres givrées, je croyais que c’était un local pour gondoliers locaux ou autre. C’était en fait un restaurant sympathique et simple tenus par deux vieux bonhommes. Au mur, on pouvait voir des photos des deux messieurs alors qu’ils étaient plus jeunes et servant dans le même restaurant.
Petit conseil : venir en période hors-saison tourisitques : les prix sont coupés de moitié, ce qui le rend abordable et permet d’éviter les odeurs nauséabondes et l’humidité qui baignent la ville l’été.
Autre avantage, cela permet de visiter la ville de nuit, qui est aussi sinon plus belle par endroit.




L’Atlantide (du grec ancien Ἀτλαντὶς / Atlantìs, sous-entendu νῆσος / nễsos, « île », c’est-à-dire « île d’Atlas ») est une île qui aurait été engloutie dans la pré-Antiquité. Elle est mentionnée pour la première fois par Platon dans le Timée puis le Critias. Source : Wikipédia
Nous avons quitté jeudi soir, le temps d’une fin de semaine allongée, le royaume des montagnes pour celui de Poséidon, protecteur de Venise.
Pour ce voyage, nous avons opté pour un trajet de nuit en train. C’était une première dans mon cas et je me demandais bien à quoi ça allait ressembler. Je me doutais que Céline n’aurait aucun problème à dormir dans ce compartiment à six couchettes mais je n’étais pas sûr dans mon cas.

En entrant dans le wagon, nous avons pu constater que les autres compartiments étaient occupés par un groupe de jeunes filles guillerettes, probablement pour une sortie d’école. Dans notre compartiment, nous avions finalement deux voisins. Céline avait réservé les deux lits du bas, obligeant les deux Italiens à se coucher. Mais il en allait différemment des jeunes filles qui discutaient avec engouement dans le corridor.
Pendant un moment, j’ai observé le paysage dans la cabine seulement éclairée d’une petite veilleuse rouge (on aurait dit une salle noire pour le développement de photos). Je retrouvais cet agréable sentiment du voyage qui débute et de la découverte de la nouveauté.
Avec quelques contorsions sur le banc un peu court, nous avons réussi à bien dormir. En bon Suisses, nous étions prêts à 5h00 pour notre changement à Bologne à 5h20. Nous avions oublié que nous avions passé les frontières suisses: le train avait pris une demi-heure de retard (retard qui avait été pris en compte, nous laissant le temps de prendre notre connexion vers Venise).

Nous avions réservé un hôtel (Hotel Alle Guglie) pas très loin de la gare. Nous l’avions choisi pour les photos qui lui donnaient un air bien vénitien, avec les tissus sur les murs (tentures). Arrivant à 8h15, nous étions parmi les travailleurs arrivant de la banlieue littorale. D’ailleurs, après avoir déposé nos bagages, nous sommes allés visiter les coins éloignés des épicentres touristiques.
Nous avons pu déambuler dans les petites rues et les trottoirs jouxtant les canaux où se déplaçaient différents bateaux-moteurs (taxi, transport, éboueurs, etc.). Car il n’y a aucune voiture dans Venise. Tout doit se faire par bateau… ou à pied.

Allant de rue en rue, au gré de nos envies, nous avons fait plusieurs découvertes intéressantes. Voyant une affiche de la biennale de Venise (une exposition d’art moderne), nous sommes entrés en catimini dans une église qui abritait des oeuvres d’arts d’un des pays présents. Bien qu’il n’y avait aucun visiteur, nous avons compris que ce site faisait partie de nombreux lieux disséminés à travers la ville et qui était ouvert au public et gratuit (contrairement aux sites principaux de l’exposition). On a bien apprécié une oeuvre représentant un raz-de-marée en aluminium.

Nous avions lu que tout était payant à Venise. Même les églises avaient leur prix d’entrée. Nous avons donc été surpris lorsque nous sommes entrés dans une église où il n’y avait pas de guichet. Petite église locale, que nous avons pensé. Nous n’en avons été que plus impressionnés par les mausolées qu’elle contenait et les oeuvres d’arts, tellement nombreuses qu’on se demandait si elles y étaient entreposées. Sur l’autel, Céline a particulièrement apprécié la peinture, sûrement rénovée selon son oeil aguerri.
Nous nous sommes arrêtés par la suite dans un petit café adjacent à l’église et rempli d’Italiens prenant l’apéro au bar. Pendant que j’essayais l’apéro vénitien par excellence, le Spritz (on pourra vous y faire goûter, on s’est procuré les ingrédients), Céline sortait le guide de voyage, comme tous les autres touristes, Français, attablés. Il y a une logique à ça : les bars font un prix différent pour les consommations prises au bar, donc debout, et celles aux tables.
Dans le guide, nous avons pu découvrir que l’église que nous avions visitée inopinément était considérée comme un des joyaux de la ville et qu’elle contenait ce que certains considéraient comme les plus belles oeuvres de Venise. La peinture “rénovée” selon Céline était décrite comme la plus belle peinture au monde par certains. Nous avons compris que nous étions entrés hors des heures d’ouverture mais que l’église restait ouverte encore un peu pour la messe qui se donne encore dans chaque église de Venise.
C’est encore plus intéressant de découvrir un haut lieu lorsqu’on ne sait pas de quoi il s’agit. Mais nous avons bien apprécié de pouvoir lire sur la grandeur et l’histoire de cette ville commerçante. Maintenant, c’est surtout le tourisme et le commerce lié qui font vivre la ville.

Et je dois dire que pour une fois, j’ai trouvé que les souvenirs pour touristes donnaient envie de s’arrêter. Que ce soit les bijoux en verre de Murano, les masques ou les autres créations, partout le regard était attiré. Même en sachant que c’était purement touristique, l’équivalent de nos poupées déguisés en Amérindiens, je trouvais que ça avait du style. J’ai même acheté un masque prouvé fait par un artisan du coin qui nous a montré son atelier et comment il les fabriquait. Comme il parlait italien avec un ou deux mots de français et nous le contraire, la visite a été brève mais quand même fort intéressante.
Nous avons passé une très belle fin de semaine à… Sainte-Croix. On dirait le nom d’un village québécois (il y en a d’ailleurs un à Lotbinière où se trouve l’école Pamphile-Le May, qui avait une bonne équipe de badminton que nous avons quand même battu deux années consécutives ;o).
D’ailleurs, ce n’est pas à Sainte-Croix que nous avons débarqué le samedi matin, mais à Saint-Cergue, qui a un nom aux relents nettement plus suisse…

Heureusement, nous avions pensé à prendre notre cellulaire (nommé natel ici) car la mère de Céline, qui devait nous emmener à l’hôtel où se fêtait les 85 ans du grand-père, n’arrivait toujours pas dans la courbe de la route.
Après appel de sa part, les deux dames ont réalisé qu’il y avait eu une erreur de communication à cause du nom (les noms religieux pour les villages/bourgs/rassemblements de maisons n’étant pas aussi courants en Suisse, on peut penser qu’il y a parfois confusion de saints). Malheureusement, les deux patelins étaient à la même distance de Lausanne, mais en direction quasi opposée. Après un retour par le même petit train alpin, nous retrouvions Cosette et les grands-parents.
Une fois arrivés, nous avons découvert un hôtel très agréable, le Grand Hôtel des Rasses (www.grandhotelrasses.ch). Un de ces vieux hôtels pour touristes anglais (ce sont eux qui ont développé le tourisme suisse m’a dit Céline). Elle s’imaginait d’ailleurs les dames en robes longues et chapeaux énormes, les dandys au cigare et les petits enfants courant tout partout. On avait plutôt droit à la chorale d’un petit patelin et un groupe de danseurs suisse-allemands dont la moyenne d’âge devait tourner autour de 55 ans. Peu de relève pour les danseurs (et pour les touristes de l’hôtel on dirait…).

En après-midi, nous avons visité un musée d’automates, le Musée Baud. Je pensais y voir des ancêtres de robots mais c’est plutôt les remplaçants, made in 1900’s, des groupes de musique. De grosses boîtes comprenant des dizaines d’instrument et qui pèsent dans la tonne et demi, ces boîtes à musique pouvaient jouer de la musique à partir de papier perforé. Puis sont arrivés les juke-box et ces “boîtes musicales” qui coûtaient une fortune ont tous été mises dans les remises avant de pourrir et périr, sauf quelques modèles repris par des connaisseurs, dont ceux du musée. Comme quoi la technologie évolue constamment…
Pour entendre ce que ça donne, cliquez sur l’image.
Je ne pensais pas grand chose au départ de cette activité mais j’ai eu le sourire accroché au visage tout au long de la visite guidée…
De retour à l’hôtel, nous avons profité des atouts de l’hôtel, notamment la piscine et la table de ping-pong. Je m’y remettais le lendemain contre Carlos et un autre convive mais je me suis fait écrasé par ces deux manieurs experts de la petite raquette.
Mais l’attraction principale du jour était le dîner de fête en l’honneur du père/grand-père/arrière-grand-père. J’avais une dame à mes côtés qui semblait déçue que je n’aie pas l’accent assez québécois (qu’elle adore). Dire qu’à Genève, certains ne comprennent pas ce que je dis…
La journée s’est terminée par un mini-golf (il fallait s’y attendre dans un endroit appelé Sainte-Croix…) pour les dames et les enfants et une séance de badminton d’extérieur sur terrain de terre battue pour tennis entre Carlos et moi. L’avantage de ces nouveaux sports, c’est qu’on peut en décider les règles…
Nous avons fait un petit parcours de deux jours à travers la Suisse, en nous rendant vers Lucerne, puis en revenant par Berne.

Nous avons déniché un hôtel en plein centre-ville. Notre chambre donnait sur la vieille ville plutôt que sur la rivière mais nous avions un très grand balcon avec vue directe sur la tour de l’hôtel de ville.


Après avoir déposé nos affaires, nous sommes tout de suite allés faire un tour de bateau à vapeur sur le lac des Quatre Cantons. Preuve que Lucerne est une ville très prisée des touristes, le bateau était plein (certains disent qu’elle est la 6e ville la plus visitée au monde, mais j’ai regardé les listes et elle trône plutôt autour de 150…). Il faut dire qu’il y avait aussi beaucoup de Suisse-allemands qui profitaient de cette rare journée de beau temps.
Car Lucerne est aussi connue comme le “pot de chambre” de la Suisse. Prise entre plusieurs montagnes, il y pleut souvent (comme le Québec cet été semble-t-il).
Mais nous pouvions profiter d’un soleil éclatant sur le bateau. Nous nous sommes arrêtés à Vitznau, point de départ d’un train à crémaillère pour monter au mont Rigi.

Mais avec la chaleur, nous avons plutôt opté pour la baignade… Bonheur rafraichissant!

Nous sommes donc aller à quelques reprises plonger dans l’eau pour nous refroidir, pour ensuite se faire sécher en lisant sur l’herbe. Céline m’a aussi initié à la nage derrière les bateaux à vapeur, activité favorite parmi les autres baigneurs.

A notre retour à l’hôtel, j’avais de nouveau rendez-vous avec le Québec, pour parler d’une histoire concernant des aides gouvernementales aux agriculteurs français qui vont à l’encontre des règles européennes (et de ce qu’en pensait la Suisse : pas grand chose, tous les journalistes sont en vacances pour le mois). J’ai d’ailleurs oublié de mentionner à mes parents d’enregistrer cette autre courte présence à Canal Argent. C’est quand même bien les entrevues par téléphone, ça permet de les faire en chemise et pantalons courts…

Par la suite, nous nous sommes promenés sur les remparts de la ville avec une vue imprenable sur la vieille ville et le lac d’un côté et la ville “normale” de l’autre, preuve que Lucerne a aussi des immeubles moches mais qu’elle réussit à bien dissimuler à premier abord.

Le site fermait à 19h00, tel qu’indiqué en tout petit sur des affiches. Nous ne l’avons remarqué qu’après avoir visité déjà une tour et que sonnaient les 8h00 pm. Nous avons finalement rencontré le gardien qui passait un dernier coup de balai avant de fermer, et qui nous a laissé passer avec un sourire, au sommet de laquelle nous avons retrouvé deux filles Russes qui visitaient également.
Je rigolais dans ma barbe de deux jours qu’une d’elles se promène dans les chemins de pierre et gravissaient les marches irrégulières des tours en talons hauts (mais je pense que pour nombre d’entre elles, souffrir pour être belle, est un trait de caractères très ancré). Puis, deuxième trait de caractère, Céline a eu la gentillesse (contre mon avis) de leur indiquer que le site fermait, à quoi elle a eu droit à une réaction de dédain classique de leur part.
Nous avons fini la soirée avec de délicieux sorbets maison (où nous avions le choix entre une grande diversité de saveurs italiennes), sorbets que nous avons dégusté par une visite nocturne sur le pont.

Le lendemain, après avoir déambulé dans les rues de la vieille ville où on découvre quelques magnifiques façades peintes…

…nous sommes allés voir le Lion de Lucerne (Löwendenkmal), symbolisant la mort des gardes suisses durant la révolution française, et que Mark Twain avait décrit comme :
..the Lion of Lucerne is the most mournful and moving piece of stone in the world.
- A Tramp Abroad(morceau de pierre le plus triste et le plus émouvant du monde)

Au retour, nous nous sommes arrêtés quelques heures à Berne, la capitale suisse, nous permettant d’en avoir un aperçu, notamment ses jolies rues et sa rivière (l’Aar) où se laissent emporter les baigneurs par le courant qui semble assez puissant.

La température étant assez chaude, j’aurais bien apprécié pouvoir me joindre à eux. Au moins, on pouvait se désaltérer aux fontaines…

Pour fêter une seconde fois la fête nationale, nous avons invité Fabio et Ruxandra à découvrir la Sage. Comme la journée s’annonçait belle, nous avons opté pour une marche sur les sentiers que Céline avait descendus la main en sang l’année dernière.

Tout au long de l’ascension, nos deux invités ont été à l’affut d’edelweiss, fleur nationale, qu’ils ont finalement dénichées dans un recoin de roche!

Quant à Céline, elle était toujours aussi à l’aise avec les hauteurs, même si elle avait un rythme un peu plus tranquille. Et rien de fâcheux n’est arrivé cette fois : toutes les pommes ont été coupées contre le roc.



Le soir, nous avons pu participé au feu de joie de la fête nationale, après une belle réflexion sur l’identité suisse aujourd’hui de la part de l’auteure de la vallée, Andrée Fauchère. Nous avons d’ailleurs eu droit à un verre de l’amitié, qui était rempli de vin blanc dans mon cas…


Le lendemain, journée tranquille et nuageuse pour se reposer. Crêpes au menu, puzzle et visite d’Évolène avant de retourner à Lausanne

Retour en enfance. Pour accélérer le processus de retour à la maison et ralentir celui me faisant quitter le gîte le matin, je me suis acheté une trottinette (après avoir résisté longtemps aux conseils de Céline qui me suggérait cette acquisition)!

Céline me dit que c’est un Suisse qui l’a remis à la mode ici en le modifiant pour qu’elle supporte des poids jusqu’à 100 kg (ce qui sera bientôt mon cas si je ne me remets pas à la course…). En tout cas, ça semble une fierté nationale et beaucoup de travailleurs se l’ont procurée pour se sauver de précieuses minutes. J’ai donc décidé de les imiter et je me suis lancé… J’aurais aimé trouver celle de retour vers le futur 2 mais elle je crains qu’elle sorte bien après 2014…
Du moins, je ne regrette pas du tout cet achat et j’apprécie beaucoup mon nouveau moyen de transport qui se plie et se range aisément dans le train. Et qui me sauve du temps… 40 minutes par jour pour être exact. Je peux même maintenant prendre le train suivant, me laissant 30 minutes de plus le matin! Woohou!
Il ne me reste qu’à devenir un expert de la planche à guidon et éviter de m’accrocher dans les chaînes de trottoir et la faire valser entre mes pieds…
Lors de notre visite d’avril au Québec, un collègue de Céline avait été séduit par l’idée de venir visiter la Suisse. Ce n’allait pas être très difficile de se souvenir des noms de chacun. En plus du Dr. Sylvain Lanthier pour partager le nom du frère de Céline, sa femme s’appelle aussi Céline et sa fille, Gaëlle… Maxime vient compléter le petit groupe qui est arrivé le 5 juillet…
Dans les premiers jours, ils se sont promenés dans le canton, visitant Lausanne, Gruyère, la chocolaterie Cailler (miam!), le château de Chillon (qui me reste à découvrir) puis le chalet de La Sage, où nous sommes allés les rejoindre.
Comme Sylvain nous avait dit que Gaëlle et Maxime étaient de bons randonneurs, nous leur avons proposé d’aller nous promener vers le lac de Béplan au-dessus de Cotter.


Maxime avait effectivement tout d’un petit montagnard et m’a suivi à bonne allure, nous donnant une bonne avance sur le reste de la troupe…

Après une pause repas, Céline et moi sommes partis devant avec notre rythme d’entraînement.

Sylvain et sa bande ont aussi continué l’ascension, prenant le temps d’observer le paysage. Ce qui leur ont permis de trouver un coin rempli d’edelweiss, fleurs des montagnes par excellence, qui sont rares et protégées.

Céline se sentant d’attaque (et moi la suivant les yeux fermés), nous avons décidé de gravir le Sasseneire, un objectif que mes chevilles blessées m’avaient empêché d’atteindre lors de notre première semaine à La Sage.

Vous pouvez admirer le paysage en cliquant sur la photo ci-dessus

Pendant ce temps, Maxime était bien décidé à nous rejoindre pour reprendre un peu de délicieuse viande séchée. Malheureusement, lui et son père ont pris un autre chemin et sont plutôt arrivés au Col de Torrent à 2919 mètres d’altitude…

… sans avoir pris d’habits chauds.

Nous nous en sommes rendus compte en croisant l’autre Céline à la descente, qui s’inquiétait un peu de ne pas les voir revenir avec nous. Mais à peine rebroussions nous chemin qu’ils apparaissaient au loin. Après que Maxime ait finalement eu droit à la viande séchée, nous sommes redescendus tout ragaillardis et nous avons terminé avec une bonne raclette au chalet.
Oh Neuchâtel, petite ville sur le bord d’un autre lac, qui porte incidemment son nom. Il paraît que j’ai une arrière-grand-mère qui viendrait du coin. Ceci explique peut-être cela (affinités ou attirances).

Nous avons profité d’une belle journée, chaude et ensoleillée, pour visiter la ville en bicyclette, gracieuseté de la ville qui les prête gratuitement (ainsi que les casques).

Ayant Céline comme guide, je ne m’inquiétais d’aucun dédale qui est souvent l’apanage des vieilles villes européennes, construites selon l’humeur du moment plutôt que d’un plan d’urbanisme quadrilatère longuement mûri.

Après une montée qui a montré que ça faisait longtemps que certains avaient enjambé un vélo, nous avons fait une petite visite au château qui est le lieu maintenant du Conseil d’Etat (gouvernement du canton).

Nous nous sommes ajoutés à une visite guidée… en allemand. La guide, parfaitement bilingue, s’inquiétait de mon regard hagard et du fait que je ne regardais jamais dans la direction vers laquelle se dirigeait ses explications. Mais j’avais Céline pour me synthétiser cinq minutes de description en une phrase ou deux.

Je n’ai pas saisi l’histoire entourant ces armoiries mais je me disais que le Québec avait dû s’en inspirer pour notre drapeau…

Par la suite, nous nous sommes embarqués pour une petite croisière lacustre* aller-retour de trois heures jusqu’à Estavayer-le-lac, jolie bourgade où tous les magasins étaient fermés le dimanche.

Malgré que ce soit un site de choix pour touristes intérieurs suisses, nous avons eu une certaine difficulté à trouver un marchand de crème glacée. Avec le soleil, la plage semblait plus populaire que les rues médiévales.

Parlant de plage, nous avons vu un manège pour ski nautique, avec une sorte de téléski nautique qui propulse le skieur. Parfait pour apprendre. Pour une prochaine fois dans mon cas…

* Relatif aux lacs. Adjectif dont j’ai appris l’existence lors d’un reportage (sérieux) voulant que l’UNESCO reconnaisse à sa liste du patrimoine mondial un stationnement bien asphalté sur le bord du lac de Neuchâtel (ou Morat??). Ce lieu lacustre aurait servi d’emplacement à des villages préhistoriques (j’imagine que si on creuse, ça serait déjà plus pertinent).
Etre en Suisse, c’est aussi profiter de moments privilégiés avec mon neveu et ma nièce.
Pour fuir les pollens qui n’aiment pas Mathias, on a fait une escapade avec ma mère et les deux petits Lus aux grottes de Vallorbe. Féérique! et dire que tout n’a pas pu être encore exploré vu la difficulté de certaines galeries.
Fête de famille pour la Fête de l’Escalade, qui, ô outrage, a été fêtée en juin au lieu du début décembre traditionnel. La marmite en chocolat était en plus en compétition avec la finale de Federer (celle de Roland-Garros), qui a majestueusement gagné, égalant ainsi le record de Sampras sur le nombre de tournoi du Grand Chelem gagnés (avant de le battre à Wimbledon!). Un peu de chauvinisme qui a coloré la fête très réussie, me permettant de retrouver des cousins perdus de vue depuis belle lurette!
Il y a eu aussi le défilé des promotions, terminant dans la fête l’année scolaire de Mathias. Quelle fierté, cette abeille butinante!
Puis samedi dernier, ma soeur ayant une fête, on en a profité pour garder Mathias et Luzia pour la nuit. Parties de Uno effrénées sur les airs de Mes Aïeux, histoire “tintintinesque”, et bulles de savon rocambolesques… que du plaisir!











